L’Angola est le second pays africain a avoir bénéficié de prêts auprès de la banque d’import-export, Eximbank of China, d’après l’Initiative de recherche Chine-Afrique de l’Université Johns Hopkins des États-Unis.

Entre 2000 et 2015, l’Angola, première nation productrice de pétrole en Afrique, a obtenu 6,9 milliards de dollars (6,5 mds €), juste derrière l’Ethiopie qui a totalisé 7,2 milliards de dollars (6,8 mds €).

D’après cette étude, la politique commerciale et financière de la Chine pour l’Afrique révèle que le crédit consenti à l’Angola représentait 11% du financement total de Eximbank en Afrique, au-dessus de ceux accordés au Kenya (10%), au Soudan (8 %), au Cameroun (6%) et à la République Démocratique du Congo (5%).

En 2015, l’Angola était le principal exportateur africain vers la Chine avec 16% des échanges. Le pays représente 8ème marché africain pour les exportations chinoises.

L’an dernier, plus de 100 nouveaux projets ont été recensés et financés par les chinois en Angola. Ces investissements chinois concernent le secteur de la construction, des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie et l’eau, des ressources minérales, de l’habitation et de l’éducation.

En novembre 2016, l’ambassadeur de la Chine en Angola, Cui Aimin, a indiqué dans son allocution d’ouverture du Forum d’investissement Angola – Chine que « malgré les contraintes temporaires que les deux pays sont confrontés en raison de la baisse du prix du pétrole sur le marché international, il y a de bonnes perspectives de développement« .

Les deux pays tiennent à créer dans les années à venir « un environnement propice à la coopération économique et à combiner les facteurs de stratégies entrepreneuriales pour à attirer des investissements dans la des projets qui ont besoin de financement ».

Ce Forum d’investissement Angola – Chine est une occasion pour les deux économies, qui traversent des changements structurels profonds. Cependant, « l’Angola est le premier pays de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), à matérialiser l’esprit des partenariats privés que le gouvernement chinois a proposé au continent africain, faisant en sorte que les Angolais et les Chinois intensifient la coopération en matière d’investissement privé et consolident l’exécution des projets existants« , a indiqué Cui Aimin.