En signe de protestation contre le gouvernement chinois, Ted Hui, Ray Chan et Eddie Chu avaient jeté sur la moquette de la Chambre du Legco (Parlement hongkongais) une plante pourrie et un mélange fétide d’engrais liquide en juin 2020.

Ces trois anciens députés de l’opposition pro-démocratie à Hong Kong ont été arrêtés ce 18 novembre pour leur rôle dans des heurts qui ont eu lieu en juin au Conseil législatif (LegCo), le Parlement local. A ce moment, les députés examinaient un texte visant à pénaliser toute insulte à l’égard de l’hymne chinois.

Ted Hui, Ray Chan et Eddie Chu ont annoncé leur interpellation sur les réseaux sociaux. La police a confirmé leur arrestation pour «outrage» et pour avoir «administré une substance nocive dans le but de blesser, nuire ou énerver».

Ce chef d’accusation correspond au jet d’une plante pourrie et d’un mélange fétide d’engrais liquide, en juin sur la moquette verte de la chambre. L’odeur pestilentielle avait entraîné la suspension de la séance.

Le Parlement de Hong Kong devait voter un texte controversé prévoyant trois ans de prison pour quiconque commettrait un outrage contre «La marche des volontaires», l’hymne national chinois. Le projet de loi avait été adopté peu après dans une autre salle du LegCo.

Le Parlement de Hong Kong est connu pour ses échanges animés qui virent parfois à la confrontation physique entre les camps rivaux. Depuis la semaine dernière, Legco est vivement critiqué car mené par des députés alignés sur la position de la Chine.

D’autant plus depuis que quatre élus d’opposition ont été exclu du Legco, ce qui a entraîné la démission en masse de tous les autres députés pro-démocratie. La question de la représentativité et du système électoral est au cœur des mouvements de contestation de ces dernières années.