Selon des médias chinois, la Chine et les États-Unis vont assouplir les restrictions d’entrée en Chine pour les journalistes étrangers.

Pour le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, « la Chine attache une grande importance à la question des médias et a toujours fait tout son possible pour fournir des assistances, facilités et services aux journalistes étrangers en Chine, y compris ceux des États-Unis, pour qu’ils fassent des reportages en Chine conformément aux lois et règlements ».

Cependant, « nous nous opposons clairement aux pratiques discriminatoires de la partie américaine à l’encontre des médias chinois aux États-Unis ».

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Depuis plusieurs années, les 150 journalistes membres du FCCC déplorent une «détérioration» constante de leurs conditions de travail : surveillance, pressions, chantage au visa et parfois d’expulsions.

En 2020, la situation s’est « considérablement détériorée » pour les médias étrangers travaillant en Chine, selon le rapport annuel du Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC).

La Chine a expulsé en 2020 au moins 18 journalistes étrangers travaillant pour les quotidiens américains New York Times, Wall Street Journal et Washington Post. Une réaction contre les États-Unis, qui avaient forcé plusieurs dizaines de correspondants chinois à quitter le sol américain.

Il s’agit de « la plus grosse expulsion de journalistes étrangers depuis l’époque du massacre de Tiananmen il y a plus de 30 ans », selon le Club. De plus, la Chine ne délivre plus aux correspondants de médias américains de cartes de presse – sésame indispensable pour travailler.

Après de nombreuses réunions de consultation, la Chine et les Etats-Unis sont récemment parvenues à trois consensus fondés sur les principes de respect mutuel, de réciprocité et de bénéfices mutuels :

  • la Chine et les Etats-Unis garantissent mutuellement l’entrée et la sortie normales des journalistes permanents travaillant actuellement dans l’autre partie à condition qu’ils respectent strictement les protocoles de prévention de la COVID-19 et les règles consulaires.
  • la Chine et les Etats-Unis sont convenues de délivrer des visas d’un an à entrées multiples aux journalistes de l’autre pays. Les États-Unis se sont engagés à lancer immédiatement des procédures nationales pour régler la question de la «durée de séjour» des journalistes chinois. La Chine s’est engagée à son tour à accorder un traitement égal aux journalistes américains résidant en Chine après la mise en place par les États-Unis de ces politiques et mesures.
  • la Chine et les Etats-Unis approuveront de manière réciproque et conformément aux lois et règlements la demande de visa de nouveaux journalistes remplissant les conditions requises pour être affectés dans l’autre partie.

« Ce résultat durement acquis sert les intérêts des médias des deux parties et mérite d’être chéri. Nous espérons que les États-Unis honoreront leurs engagements, mettront pleinement en œuvre les mesures et politiques pertinentes le plus vite possible et conjugueront leurs efforts avec la Chine pour continuer de créer des conditions favorables au travail et à la vie de leurs journalistes dans l’autre partie », selon Zhao Lijian.

Zhao Lijian a dit espéré que la Chine et les Etats-Unis « mettront en œuvre les mesures et politiques pertinentes le plus vite possible conformément aux consensus atteints entre les deux parties ». Ce dernier n’a pas donné de date précise d’application de ces consensus.