La Chine a promis le 4 août une «riposte» en cas de nouvelle expulsion par les États-Unis de journalistes chinois, alors que les tensions s’intensifient entre les deux puissances

Au nom de la lutte contre les intimidations subies par les reporters étrangers sur le territoire chinois, Washington a engagé une bataille contre les organes de presse de la Chine.

Le 8 mai, les Etats-Unis ont limité les visas pour les journalistes chinois à 90 jours, les obligeant à demander un renouvellement tous les trois mois. Leurs détenteurs peuvent bénéficier d’une prolongation mais celle-ci n’est pas automatique.

«Jusqu’à présent, aucun journaliste (concerné) n’a obtenu de réponse claire des autorités américaines» à sa demande de prorogation, a déploré Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Si les Etats-Unis s’obstinent à poursuivre dans cette voie et à commettre encore davantage d’erreurs, la Chine sera inévitablement contrainte à une riposte nécessaire et légitime», a-t-il averti.

Une dizaine d’organes de presse chinois, dont la télévision publique CCTV ou l’agence Chine nouvelle, ont été classés ces derniers mois par les Etats-Unis en tant que «missions diplomatiques étrangères». Les premières mesures américaines avaient marqué le début d’une escalade entre les deux puissances au sujet des médias.

Fin février, trois journalistes du Wall Street Journal avaient été expulsés de Chine en représailles au titre d’une tribune parue dans le quotidien américain et jugé raciste.

Lire aussiColère contre le titre «la Chine est le vrai homme malade de l’Asie».

Par la suite, Washington avait fortement réduit le nombre de Chinois autorisés à travailler pour les médias d’État de leur pays aux Etats-Unis. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été obligés de retourner en Chine.

Les autorités chinoises avait riposté en expulsant d’autres correspondants américains, travaillant pour le Wall Street Journal et deux autres quotidiens, le New York Times et le Washington Post.

Concernant les journalistes américains basés à Hong Kong, la question est de savoir si ils peuvent être expulsés. Pour Wang Wenbin, Hong Kong «fait partie de la Chine» et d’éventuelles mesures de rétorsion relèvent des «devoirs et responsabilités diplomatiques» du gouvernement central, a-t-il souligné.

Lire aussi : La Chine réplique après les mesures imposées aux médias chinois aux Etats-Unis