Le gouvernement chinois négociera « de bonne foi » pour résoudre le conflit commercial avec les Etats-Unis, a annoncé le 7 janvier le ministère chinois des affaires étrangères, au moment où des délégations américaine et chinoise ont repris les négociations à Beijing.

Cette première rencontre a été décidé suite à la trêve engagée par Donald Trump et Xi Jinping en décembre. Cette pause de 90 jours dans la guerre commerciale vise à trouver un consensus entre les deux premières puissances économiques internationale.

Donald Trump a déclaré le 6 janvier que les négociations commerciales se passaient « très bien » et que le ralentissement économique de la Chine lui imposé une raison de poursuivre sur la voie d’un accord.

Le 7 janvier, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a déclaré sur NBC que ces négociations se déroulaient au bon niveau hiérarchique. Elles permettront à l’administration Trump de déterminer les prochaines décisions à prendre sur le dossier.

Ce dernier a estimé qu’il y avait « une très bonne chance qu’un arrangement raisonnable soit trouvé, acceptable pour la Chine et pour nous-mêmes, et qui aborde tous les problèmes-clés ».

Cependant, Wilbur Ross a ajouté qu’il serait plus facile de traiter les questions de commerce immédiat que de résoudre les problèmes juridiques et de réformes structurelles, comme les droits de propriété intellectuelle et l’accès au marché.

Les deux délégations ont exprimé leur volonté de mettre en oeuvre le consensus trouvé par Trump et Xi, a indiqué de son côté Lu Kang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois.

Donald Trump a imposé des droits de douane dés juillet 2018 sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises pour contraindre la Chine à modifier son modèle économique, allant de sa politique de subventions à l’industrie jusqu’au piratage. En réaction, le gouvernement chinois a répliqué par ses propres droits de douane sur des importations de biens américains.

Aucun détail n’a été divulgué sur la teneur des négociations, qui ont démarré le 7 janvier. Mais pour Tu Xinquan, professeur à l’University of International Business and Economics de Pékin, ces rencontres se concentreraient sûrement sur des questions d’ordre technique et laisseraient les grands sujets de litige à des discussions de plus haut niveau.

Ce dernier a expliqué à l’agence de presse britannique Reuters que « l’économie chinoise ralentit sensiblement et le marché boursier américain baisse rapidement. Je crois que les deux parties ont besoin d’un accord sous une forme ou une autre, là. »