Le gouvernement a lancé des enquêtes contre les principales plateformes internet du pays, WeChat, Weibo et Tieba, soupçonnées de « propager des contenus violents et obscènes ».

WeChat, Weibo et Tieba « ont diffusé des contenus violents, liés au terrorisme, obscènes et pornographiques, des rumeurs erronées« , signe d’un contrôle insuffisant par les opérateurs de ces plateformes, a assuré l’administration. De tels contenus « mettent en péril la sécurité nationale, la sécurité publique et l’ordre social », tout en étant illégaux selon la loi sur la cyber-sécurité entrée en vigueur en juin, ajoute le communiqué.

Les trois entreprises ont transmit toutes trois leurs excuses pour « les expériences négatives » infligées à leurs usagers. Weibo a promis « de renforcer les mesures et technologies de contrôle pour épurer (…) les contenus indésirables » et « encourager les utilisateurs » à les signaler.

Ces enquêtes s’ajoutent au contrôle de plus en plus strict des autorités, qui ont mit en vigueur le 1er juin une nouvelle loi sur la cyber-sécurité interdisant par exemple de diffuser tout contenu portant atteinte à « l’honneur national », « troublant l’ordre économique et social » ou destiné à « renverser le système socialiste ».

La Loi sur la cyber-sécurité interdit notamment aux fournisseurs de services en ligne de collecter et de vendre les informations personnelles des utilisateurs. Ces derniers ne peuvent plus collecter les informations des utilisateurs non pertinentes et doivent traiter ces informations conformément aux lois et accords signés avec les autorités compétentes, conformément à la loi adoptée en novembre 2016.

De plus, la loi stipule l’interdiction d’utiliser Internet pour « s’adonner à la fraude ou vendre des produits interdits ». Concernant les actualités en ligne, le gouvernement exige des particuliers et entreprises  d’obtenir une licence spéciale pour pouvoir publier sur les logiciels de messagerie instantanée ou les réseaux sociaux, des commentaires et informations journalistiques sur le gouvernement, les affaires sociales, l’armée, l’économie et la diplomatie.

A cela s’ajoute une nouvelle réglementation sur les logiciels permettant de contourner la censure (VPN). La compagnie internationale Apple a d’ailleurs décidé de supprimer fin juillet de son « app store » chinois la plupart des applications permettant d’accéder à un VPN, en raison des « nouvelles réglementations ».

Selon certaines estimations, plusieurs dizaines de millions de personnes utilisent des « réseaux privés virtuels » (VPN) pour se connecter à des sites ou réseaux sociaux bloqués comme Facebook, Twitter, Google, YouTube et des médias étrangers.

Le gouvernement avait annoncé dès janvier son intention d’interdire l’usage des VPN non autorisés, obligeant les développeurs de tels services d’obtenir une autorisation des autorités.