Depuis plus de cinq millénaires, la médecine chinoise n’en finit plus de prouver ses vertus thérapeutiques et soigne de nombreuses maladies. Cette médecine ancestrale se révèle aujourd’hui d’une étonnante actualité.

Si l’acupuncture est très connue en Occident, elle n’est pas le seul outil thérapeutique de la médecine chinoise. L’alimentation, les plantes, les massages, les exercices énergétiques… sont les plus couramment utilisés.

Richement illustré, « Ma Bible de la médecine chinoise », du Dr Philippe Maslo est médecin généraliste, ostéopathe et acupuncteur et Marie Borrel est journaliste santé, présente « un véritable art de vivre et de soigner ».

Extrait :

On entend souvent dire que la médecine chinoise est vieille de 3 000 ans. C’est sans doute vrai, mais les premiers écrits datent seulement d’environ 300 ans avant Jésus Christ.

Le plus ancien est le Wang Di Nei Jing, aussi appelé Classique interne de l’empereur jaune (Qin Shi Huang Di). C’est un recueil de données rédigé par plusieurs auteurs dont personne ne connaît l’identité. De ce texte fondateur découlent tous les autres.

Dans son livre La toile sans tisserand, Ted Kaptchuk explique : « Le Nei Jing a été appelé la Bible de la médecine chinoise. Tout ce qui suit peut être comparé à l’exégèse rabbinique ou à l’interprétation de la doctrine par les Pères de l’Église. La médecine chinoise s’est synthétisée d’une dynastie à l’autre, d’un endroit à un autre, d’un penseur à un autre. Chaque dynastie a produit des praticiens de stature égale à Galien, Avicenne ou Paracelse, et chacun a fait d’importants ajouts et révisions à la tradition« .

Ainsi, de génération en génération, les textes fondateurs ont été explicités, approfondis, précisés, sans jamais être reniés. Du coup, apprendre la médecine traditionnelle aujourd’hui en Chine, c’est comme remonter le temps.

Les élèves commencent par travailler sur les grandes interprétations les plus récentes, puis font le chemin à l’envers pour revenir, étape par étape, jusqu’aux textes les plus anciens.

Ce chemin peut paraître étrange à nos yeux d’Occidentaux, mais il s’avère parfaitement cohérent dans le contexte historique et sociologique de la médecine chinoise. « C’est pour cette raison que le Nei Jing, bien qu’il soit la source de la tradition, est l’un des derniers textes à être étudié dans les écoles contemporaines de médecine chinoise », ajoute Ted Kaptchuk. Car il reste particulièrement obscur et archaïque aux yeux de ceux qui n’ont pas, d’abord, travaillé sur tous les éclairages postérieurs. …

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Ma bible de la médecine chinoise, éditions Leduc.s, octobre 2016, 480 pages, 23€ (disponible en ebook), écrit par

  • Dr Philippe Maslo, médecin généraliste, ostéopathe et acupuncteur et membre de la Commission médicale des arts martiaux chinois
  • Marie Borrel, journaliste santé et auteur de nombreux livres santé, bien-être, cuisine