Plus de visas sud coréen pour les enseignants chinois

par | Fév 2, 2017 | Asie/Pacifique, MONDE

La Corée du Sud a annoncé qu’elle ne délivrera plus de nouveaux visas ou de prolongations de visas aux enseignants chinois travaillant dans les 22 Instituts Confucius de la péninsule.

Cette décision intervient dans un contexte tendu entre Beijing et Séoul sur le projet de déploiement du système antimissiles américain THAAD, destiné à faire face aux menaces de la Corée du Nord, qui a multiplié en 2016 les tirs de missiles et mené deux essais nucléaires.

De son côté, Beijing a exprimé à plusieurs reprises ses craintes de voir le bouclier menacer ses propres capacités balistiques. En réaction au déploiement de ce bouclier, Moscou et Beijing avait annoncé des mesures de rétorsion, ainsi, les concerts en Chine de la soprani Jo Sumi ont été annulés sans raison, a indiqué la lauréate d’un Grammy sur son compte Twitter.

« Il est très regrettable que les tensions entre les deux pays débordent sur les secteurs purs de l’art et de la culture », a ajouté cette dernière, qui devait se produire à Guangzhou, Beijing et Shanghai à partir du 19 février. Elle attendait son visa depuis cinq semaines. D’ailleurs, le concert du pianiste sud-coréen Paik Kun-woo avec l’orchestre symphonique chinois de Guiyang, prévu pour le 18 mars, a aussi été annulé.

Depuis fin 2016, les services d’immigration sud-coréens ont cessé de délivrer des visas nouveaux ou de prolonger les visas existants des enseignants chinois des 22 Instituts Confucius, d’après l’agence de presse, Yonhap. Les 7 enseignants de l’institut Confucius de l’Université nationale d’Andong, ont vu leur visas rejeté, ainsi que les nouvelles demandes. Un responsable a expliqué à l’Agence France Presse, que les visas E2 accordés aux professeurs ont été refusé.

D’autant que normalement ces visas sont attribués à des employés embauchés et payés par des employeurs sud-coréens, ce qui n’était pas le cas. En effet, les enseignants étaient employés et payés par les autorités chinoises en violation des règles : « la pratique a été tolérée pendant des années (…), jusqu’à récemment », précise cette source à l’AFP.

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