La cheffe de l’exécutif de Hongkong, Carrie Lam, a déclaré le 5 septembre que la Chine «comprenait, respectait et soutenait» la décision de son gouvernement de retirer le projet de loi d’extradition vers la Chine continentale à l’origine des mouvements de contestation depuis trois mois.

A l’occasion d’une conférence de presse, Carrie Lam a indiqué que la décision de retirer le projet de loi s’inscrivait dans une série de mesures qu’elle espère suffisantes pour permettre à la ville d’«aller de l’avant».

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Carrie Lam a annoncé le 4 septembre le retrait du projet de loi d’extradition de suspects vers la Chine continentale. Ce texte avait provoqué en avril le début d’impressionnantes manifestations, qui par la suite ont abouti à des revendications plus larges, dont le suffrage universel, le respect des libertés et la fin de l’ingérence du pouvoir central dans l’île.

La suspension du projet n’a pas suffi à apaiser la colère des manifestations. « Tout au long du processus, le Congrès national du peuple (CNP) chinois a adopté une position très compréhensive à l’égard des motifs pour lesquels le gouvernement de Hongkong a dû retirer le projet de loi », a assuré Carrie Lam.

Or les manifestants dénoncent les violences policières, cautionnées par les autorités hongkongaises. Ils exigent la mise en place d’une enquête indépendante, afin de faire la lumière sur les violences entre policiers et manifestants.

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«Ils respectent mon opinion et me soutiennent jusqu’au bout», a ajouté la dirigeante, qui a aussi annoncé des mesures pour répondre aux problèmes politiques, économiques et sociaux qui ont selon elle contribué à l’impasse actuelle.