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Dans un livre intitulé « Bailleurs émergents et financement du développement: le cas de la Chine en Afrique Subsaharienne« , le Dr Nama Ouattara relance le débat sur la problématique du financement dans le processus de croissance et de développement des pays Africains.

Tout d’abord, l’auteure s’attelle à présenter le contexte historique du financement du développement en Afrique tout en insistant sur le rôle prépondérant qu’ont joué les puissances économiques telles que les États-Unis, L’Allemagne, le Japon et la France.

Le Dr Nama Ouattara précise notamment que l’entrée en scène d’un pays émergent comme la Chine dans un environnement déjà marqué par de relatives tensions entre partenaires traditionnels et pays africains, invite à redéfinir la politique qui prévalait jusque-là.

C’est donc dans cette perspective que l’ouvrage aborde le concept de financement du développement « non pas uniquement sur la base des flux d’aide de la Chine vers les pays d’Afrique subsaharienne mais plutôt comme étant un processus composite alliant à la fois l’utilisation productive des ressources domestiques africaines et les flux commerciaux, d’investissement et d’aide de la Chine ».

Dans cet ouvrage, l’auteure porte également un regard scientifique sur le renforcement des relations économiques et diplomatiques entre la Chine et une dizaine de pays d’Afrique Subsaharienne.

Cette dernière explique comment la Chine a progressivement redéfini sa politique étrangère vis-à-vis de l’Afrique Subsaharienne. Selon l’auteure, dans les années 1980, « les séjours des leaders chinois étaient principalement motivés par le lobbying diplomatique autour de la question taïwanaise », alors que depuis le début des années 2000, « les visites actuelles sont dirigées vers des pays à haut potentiel politique et surtout économique comme le Soudan, le Nigeria, l’Angola ou encore l’Éthiopie ».

rectoGrâce aux enquêtes de terrain au Mali, en Éthiopie, en République du Congo et en République Démocratique du Congo et des études de cas sur le Nigeria, le Niger, le Soudan, le Kenya, le Cameroun et l’Angola, Dr. Nama Ouattara publie un riche diagnostic sur les avantages et inconvénients de la relation sino-africaine.

Des résultats qui permettent « une meilleure compréhension du sujet et pourraient guider les responsables politiques et économiques dans la formulation de leur stratégie nationale de développement et dans leurs relations avec les partenaires étrangers« , explique cette dernière. Ceci dit, l’auteure attire l’attention sur le fait que même si les relations sino-africaine s’avèrent « gagnant-gagnant » comme le présente si bien la partie chinoise, la balance est encore très loin d’être équilibrée.

Pour le Dr Nama Ouattara, il est indispensable que les gouvernements africains endossent leurs responsabilités sociétales et négocient de meilleurs accords de coopération avec la Chine. Ce n’est qu’à cette condition que la balance pourra se rééquilibrer au profit des économies africaines.