Depuis lundi 20 juin, plusieurs dirigeants mauriciens ont rencontré des hauts cadre du gouvernement chinois, afin d’échanger sur la nouvelle stratégie économique bilatérale. A telle point, que les deux pays envisagent de créer une zone de libre échange, afin de faciliter les investissements et partenariats économiques.

Les relations entre l’île Maurice et la Chine ont prit plus d’ampleur, ces deux dernières années. La Chine est devenue l’un des principaux partenaires économiques de Maurice. D’ailleurs, en 2015, Beijing a été son 1er fournisseur du pays, devant l’Inde, son allié historique.

Ainsi, les importations chinoises ont augmenté de 9,1 % pour atteindre Rs 30,3 milliards (757 millions d’euros) l’an dernier. La même année, les exportations mauriciennes vers la Chine étaient estimées à Rs 212 millions (5,3 millions d’euros), elles comprenaient principalement du poisson surgelé, du sucre de canne, des montres, des prêt-à-porter et du rhum.

Projet phare de la coopération sino-mauricienne : Jin Fei

Projet phare de la coopération sino-mauricienne : Jin Fei

La relation sino-mauricienne entre dans une nouvelle dynamique, avec notamment les discussions actuelles sur la mise en place d’un accord de libre-échange. Il s’agira principalement de supprimer les barrières tarifaires à travers la réduction et l’élimination des tarifs sur les échanges commerciaux.

Cet accord avait été évoqué en février 2016 lors de la visite à Maurice du ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, et de son homologue Mauricien de l’époque, Etienne Sinatambou.

De plus, les deux pays possèdent plusieurs secteurs de coopération prometteurs, comme l’économie bleue, le Maritime Hub et faire de Maurice, une plate-forme financière de la Chine vers l’Afrique.

Cet objectif est primordial pour Port-Louis, qui tient ainsi à devenir une passerelle financière – très lucrative – à travers son secteur des services financiers ou des formules de partenariat avec des entités mauriciennes. Mais, dans tous les cas, la Bank of China devrait être un acteur important, en facilitant les transactions entre les pays d’Afrique et La Chine.

Les discussions entre les autorités mauriciennes et les représentants chinois ont également porté sur les possibilités de collaboration entre les entreprises chinoises et mauriciennes afin de développer les technologies de l’information et de la communication sur le continent africain, d’autant que la société Huawei, y est déjà très présente.

Un volet des discussions portaient, selon les médias mauriciens, sur les projets locaux dans lesquels le gouvernement chinois a investit et pourrait intervenir.  Parmi les projets que souhaitent développer Maurice, il y a le port, les locaux pour les Archives nationales et la National Library, sans oublier les secteurs de l’énergie et du transport.

Le ministre des Finances, Pravind Jugnauth a indiqué à la presse avoir eu « l’occasion de discuter de plusieurs sujets de coopération. Nous avons été très reconnaissants envers la Chine pour tout le soutien dans le passé et les projets sur lesquels nous travaillons actuellement (…) ».

Ce dernier n’a « aucun doute qu’après les discussions, nous progresserons (…). Il y a des projets que nous voulons mener à bien. Ils sont en discussion (…). Les échanges ont été très fructueux. Nous avons également abordé le volet de la commission Maurice-Chine, qui se réunira cette année en Chine. C’est une plateforme qui nous permettra de venir de l’avant avec une série de propositions ».

De son côté, le vice-ministre chinois du Commerce international, Xiangchen Zhang, a indiqué que ces échanges « consolideront les excellentes relations entre Maurice et la Chine ».