D’après le quotidien proche du pouvoir Global Times, le gouvernement devrait annoncer une liste de tarifs douaniers sur les exportations américaines à destination de la Chine, en représailles aux mesures de rétorsion des Etats-Unis imposant les importations chinoises.

Cette liste va cibler une large gamme de produits, ce qui «va porter un coup rude à Washington, qui agite le spectre d’une guerre commerciale, et faire payer aux Etats-Unis leur politique commerciale radicale à l’égard de la Chine», selon le quotidien.

Pour la dirigeante Tsai Ing-wen, «engager des discussions est le meilleur moyen de résoudre les disputes commerciales». Cette dernière a dit espérer voir les Etats-Unis mener des négociations pour éviter une guerre commerciale avec la Chine continentale, selon le site de la gouvernance de l’île.

Face à l’éventualité d’une montée de tension entre les deux premières puissances économiques mondiales, Tsai Ing-wen s’est entretenue avec unedélégation des chambres de commerce taïwanaises d’Asie.

L’objectif est d’assurer que l’économie de la République ne pâtisse pas de la confrontation entre les deux pays. Le gouvernement taïwanais a préparé une série de mesures pour «faire face à la volatilité des marchés mondiaux au cas où une telle éventualité se produirait», a souligné cette dernière.

Parmi les mesures prévues, la dirigeante prévoit d’accélérer les investissements pour renforcer la demande intérieure, augmenter la capacité d’innovation, stimuler la diversification de l’économie et renforcer la production, la recherche et développement (R&D) et la base commerciale.

D’après Tsai Ing-wen, «les fondamentaux de Taïwan sont bons et l’économie repart de plus belle grâce notamment aux initiatives telles que le plan d’investissement dans les infrastructures d’avenir et la nouvelle politique en direction du Sud».

Le Plan vise à «construire les infrastructures dont Taïwan aura besoin au cours des 30 prochaines années», et concernera 8 grands domaines tels que l’amélioration du réseau de distribution et de retraitement de l’eau, l’amélioration des solutions de garde des enfants, le développement des infrastructures numériques, la sécurité sanitaire des aliments, le développement des énergies vertes, la modernisation du transport ferroviaire, des projets de développement urbain et rural…

En parallèle, la nouvelle politique en direction du Sud va «approfondir les liens agricoles, économiques, culturels, éducatifs, touristiques et commerciaux avec les dix Etats membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), six Etats d’Asie du Sud, dont l’Inde, ainsi qu’avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande».