Le gouvernement de Beijing vient d’adopter une nouvelle phase dans sa campagne environnementale de contrôle mixte de la pollution atmosphérique. Il s’agira de se concentrer sur les véhicules ayant un niveau élevé d’émissions polluantes, a déclaré selon le maire par intérim, Chen Jining.

Les autorités municipales tiennent à tout faire pour conserver un ciel bleu cette année. En 2017, Beijing a enregistré une amélioration spectaculaire de sa qualité de l’air, avec une réduction de la concentration moyenne de particules fines dangereuses de 2,5 microns ou moins, les PM2,5, de 35,6 % par rapport à l’année 2013.

De plus, le nombre de jours avec une bonne qualité de l’air a atteint 226 sur l’année, soit 50 jours de plus qu’en 2013, d’après les données de la municipalité. Pour converser un tel taux, le gouvernement local va dévoiler un nouveau plan d’action, qui « réduira de manière constante la pollution de l’air », a indiqué le maire par intérim.

Cette amélioration a été possible grâce à des contrôles stricts, selon Chen Jining. Ainsi,  2,16 millions de véhicules fortement polluants ont été retirés de la circulation depuis 2013 et 11 000 entreprises polluantes ont été fermées dans la ville.

Raison pour laquelle, le gouvernement local a décidé que dans la zone actuelle d’émissions limitées allant du centre-ville à l’intérieur du 6ème périphérique, tous les véhicules ayant des niveaux d’échappement élevés, dont les camions.

Chen Jining a expliqué lors de la cérémonie d’ouverture de la première session du 15e de l’Assemblée populaire municipale que « les véhicules avec des émissions d’échappement élevées seront la cible principale. La zone d’émissions limitées sera étendue à toute la ville en 2018« .

De plus, les autorités vont achever la réforme de gestion de l’autorité environnementale, renforcer l’application de la loi et entamer plusieurs inspections dans le cadre de contrôles sur les chantiers de construction.