Une quarantaine d’élus américains ont appelé début avril à des sanctions contre Chen Quanguo, le chef du PCC dans la région du Xinjiang, pour des violations présumées des droits humains.

Dans une lettre signée par 24 sénateurs et 19 membres de la Chambre des représentants, démocrates et républicains, les élus ont demandé au gouvernement du président Donald Trump de cibler Chen Quanguo, ancien secrétaire du PCC au Tibet.

Selon des enquêteurs des Nations Unies, près d’un million de citoyens chinois, dont des Ouïghours et des membres d’autres ethnies musulmanes comme des Kazakhs, sont ou ont été détenus dans des camps de «rééducation».

Le gouvernement chinois affirme qu’il s’agit de «centres de formation professionnelle» contre la «radicalisation» islamiste. «Nous sommes déçus par l’échec du gouvernement jusqu’ici à imposer des sanctions liées aux violations systématiques et choquantes des droits humains dans le Xinjiang», ont écrit les élus dans leur lettre adressée au secrétaire d’Etat Mike Pompeo et à d’autres hauts responsables.

Estimant que le vice-président Mike Pence a eu «des mots forts» sur le sujet, les élus ont jugé que «les mots seuls n’étaient pas suffisants». Les élus ont appelé le gouvernement à appliquer la loi dite «Magnitsky», qui restreint la liberté de mouvement et gèle les avoirs aux Etats-Unis des individus et entités accusés d’enfreindre les droits humains. Ils pointent Chen Quanguo et d’autres hauts responsables du Xinjiang.