Muni de boucliers de fortune et de chariot métallique, les manifestants ont défoncé les portes, les manifestants hongkongais ont fait preuve d’ingéniosité pour « prendre » le Parlement.

Le 1er juillet, les manifestants ont monté une opération coordonnée et sans précédent, en faisant irruption dans le bâtiment fortifié du Conseil législatif (LegCo, Parlement) après des heures de siège.

Le mouvement est sans leader, afin de leur éviter la prison. Les manifestants se base sur la philosophie de la star hongkongaise des arts martiaux Bruce Lee, qui assuré qu’il faut être fluide « comme l’eau » pour s’adapter et se montrer imprévisible.

Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la coordination et l’organisation des protestataires, ayant mis au point des guides pour comprendre les signes de la main, afin de communiquer les besoins.

D’après le South China Morning Post, cité par l’Agence France Presse, la décision de prendre le LegCo le jour anniversaire de la restitution de l’ancienne colonie britannique à la Chine, le 1er juillet 1997, a été prise à l’issue d’un vote de 200 contestataires parmi les plus radicaux.

Les contestataires ont réussi une première percée des vitres renforcées du LegCo, tandis que face à eux, se trouvaient des policiers anti-émeutes.

Les manifestants ont utilisé des piquets en acier pour briser le verre trempé du LegCo. Les policiers se sont, eux, réfugiés dans un premier temps derrière un lourd rideau de fer qui a été soulevé par les contestataires. Les policiers ont alors quitté les lieux.

Une bonne partie du LegCo a été mise à sac par des manifestants qui ont tagué des grafitti et déployé le drapeau de l’ère coloniale britannique. Ils ont toutefois fait preuve de respect vis-à-vis des livres et antiquités : « Préservez les objets culturels », « Ne détruisez pas »…