Donald Trump met en garde la Chine, sur la question de Hong Kong

par | Mai 27, 2020 | Chine-Etats-Unis, Hong Kong, RÉGIONS SPÉCIALES

Le président américain Donald Trump a prévenu que le projet de loi controversé que la Chine veut mettre en place à Hong Kong risque de faire perdre au territoire son statut de place financière internationale.

Si la loi est instaurée, Donald Trump a promis d’annoncer d’ici la fin de la semaine sa riposte au projet de loi controversé que la Chine veut imposer à Hong Kong, prévenant qu’il risquait de faire perdre au territoire son statut de place financière internationale.

Le président des États-Unis est «mécontent» face à l’intention de Pékin de priver l’ex-colonie britannique de son autonomie, a expliqué la Maison-Blanche. Selon lui, il est «difficile d’imaginer comment Hong Kong peut demeurer une capitale financière si la Chine prend le contrôle».

Interrogé par la suite sur la possibilité de sanctions contre des responsables chinois, comme le réclament des parlementaires américains, Donald Trump a assuré qu’il préparait «quelque chose en ce moment même».

«Je pense que vous trouverez ça très intéressant», «vous allez en entendre parler avant la fin de la semaine, de manière très puissante», a-t-il déclaré. Ce dossier est venu détériorer encore un peu plus les relations entre les deux premières puissances mondiales, déjà tendues au sujet de la gestion du coronavirus.

La Chine a déposé devant le Parlement un texte très controversé visant à interdire «la trahison, la sécession, la sédition et la subversion» à Hong Kong, qui a de nouveau mis le feu aux poudres dans la région semi-autonome, d’autant que Pékin a demandé dimanche son application «sans le moindre délai».

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Cette proposition de loi est une réponse après des mois de manifestations massives, parfois violentes en 2019 à Hong Kong. Il s’agit également d’une réponse à l’incapacité des autorités locales de faire adopter ce texte qui avait déjà suscité par le passé une levée de boucliers.

De nombreux hongkongais y voient l’atteinte la plus grave au principe «Un pays, deux systèmes» censé leur garantir jusqu’en 2047 des libertés inconnues ailleurs en Chine. Cette situation inquiète l’Union européenne, et les investisseurs étrangers.

De son côté, la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, a jugé les inquiétudes des investisseurs «sans fondement». «Les libertés de Hong Kong seront préservées, et son dynamisme, ses valeurs fondamentales en termes d’État de droit, d’indépendance de la justice et de libertés continueront d’être là», a-t-elle dit.

Le texte, a-t-elle ajouté, «ne cible qu’une poignée de délinquants et protège la vaste majorité des habitants qui respectent la loi et aiment la paix». Cette déclaration s’accorde aux propos tenus par le plus haut représentant de la Chine à Hong Kong, Xie Feng.

Ce dernier a affirmé aux diplomates et aux entrepreneurs étrangers qu’il n’y avait «absolument aucune raison de paniquer» face à une loi visant «les forces violentes et terroristes».

Pour sa part, le général de division Chen Daoxiang, commandant de la garnison de l’Armée populaire de libération basée à Hong Kong, a déclaré que ses troupes exécuteraient fermement les politiques et les décisions du gouvernement central et «s’efforceraient de sauvegarder la prospérité et la stabilité à long terme de la ville».

Selon l’officier, «cette décision contribuera à freiner et à punir toute tentative de compromettre l’unité nationale, dissuadera les séparatistes et l’ingérence étrangère, et montrera notre résolution inébranlable de sauvegarder la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale».

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