Le président américain Donald Trump a mit fin au traitement commercial préférentiel de Hong Kong, et signé la loi sur l’autonomie de Hong Kong. « Hong Kong sera désormais traitée de la même manière que la Chine continentale », a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse ajoutant qu’«aucun privilège spécial, aucun traitement économique spécial et aucune exportation de technologies sensibles».

Donald Trump (Wikimedia)

Le président américain Donald Trump a annoncé la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong, et la signature d’une loi prévoyant des sanctions contre la politique de la Chine à Hong Kong.

Ces mesures répondent à l’imposition par la Chine d’une loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong. «Aujourd’hui, j’ai signé une loi et un décret pour faire rendre des comptes à la Chine en raison de sa répression de la population de Hongkong», a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse.

La loi sur l’Autonomie de Hong Kong, approuvée à l’unanimité par le Congrès, «donne à mon administration de puissants nouveaux outils pour faire rendre des comptes aux individus et aux entités impliqués dans la répression des libertés à Hongkong», a souligné Donald Trump.

«J’ai aussi signé un décret mettant fin au traitement préférentiel pour Hongkong», a-t-il ajouté. «Hongkong sera traité comme la Chine: pas de privilège spécial, pas de traitement économique spécial et pas d’exportations de technologies sensibles», a-t-il déclaré dans les jardins de la Maison blanche.

Le président américain a dit n’avoir aucune intention de rencontrer le président chinois Xi Jinping pour apaiser les tensions. Le milliardaire républicain a estimé que le contrôle exercé par Pékin sur Hongkong marquait la fin du pouvoir économique du territoire. «Nous avons perdu un concurrent très sérieux», a-t-il ajouté, prédisant une fuite des cerveaux à Hong Kong. «Leur liberté leur a été retirée (…), beaucoup de gens vont partir.»

Selon lui, la loi chinoise sur la« sécurité nationale» entraîne un recul des libertés inédit depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine par le Royaume-Uni en 1997. Pour les Etats-Unis comme pour d’autres pays occidentaux, il s’agit de museler l’opposition après les manifestations de 2019, qui visaient à dénoncer l’influence de la Chine dans sa Région autonome spéciale.