Erik Solheim, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a salué les progrès de la Chine dans la lutte contre le changement climatique, avec l’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat, prévue pour le 4 novembre dans le pays.

D’après l’agence de presse Xinhua, ce dernier aapprécié les efforts proactifs de la Chine pour promouvoir l’accord et le rôle de 1er plan qu’elle joue dans la gestion globale de l’environnement. Le gouvernement s’est engagé à réduire, d’ici 2030, ses émissions de carbone par unité de PIB de 60-65% par rapport aux niveaux de 2005.

Erik Solheim a expliqué au quotidien indien, The Hindu que « lorsque les deux émetteurs principaux de la planète (Chine et Etats-Unis) et leurs présidents ont pris les devants, tout le monde a suivi ». Ce dernier s’est dit convaincu de la forte volonté politique de la Chine à mettre en oeuvre cet accord.

D’ailleurs, « la Chine est désormais le principal moteur de cet agenda. La lutte contre le changement climatique et la pollution dans les grandes villes chinoises en est un processus ».

Parmi les efforts salués, l’adoption de technologies vertes pour stimuler l’économie verte et l’augmentation du nombre d’emplois tout en luttant contre le changement climatique et la pollution de l’air.

De plus, le PNUE travaille en collaboration avec le gouvernement chinois pour un partage d’expérience, tels que le développement économique et la construction d’infrastructures respectueuse de l’environnement, pour faire en sorte de mettre pleinement en valeur le rôle moteur de la Chine dans le développement vert mondial, a également souligné Erik Solheim.

De son côté, Yang Fuqiang, conseiller principal au Natural Resources Defense Council, groupe de défense de l’environnement aux États-Unis, a souligné que « la Chine a accumulé beaucoup d’expérience dans la réduction des émissions de dioxyde de carbone, la conservation de l’énergie et l’exploitation des ressources renouvelables au cours de son processus d’urbanisation et d’industrialisation ».

Pour ce dernier, certains « pays en développement pourraient s’en inspirer afin d’éviter le développement de l’économie à un coût élevé pour l’environnement« , a-t-il déclaré au Global Times. D’ailleurs, l’initiative « Une Ceinture et une Route » inclue le développement durable signifiant que « les faibles émissions de carbone et les technologies vertes seront partagées à l’échelle mondiale comme une stratégie nationale », a indiqué Yang Fuqiang.