Par Tidiane Magassouba – Depuis l’an 2000 qui marque la création de la coopération sino-africaine l’empire du milieu n’a cessé d’intensifié ses relations avec les Etats africains dans les domaines économiques et culturelles notamment la construction des infrastructures.

Devenu le premier investisseur en Afrique devant les Etats-Unis, Pékin continu de multiplier sa présence sur le continent en se livrant à des investissements colossaux dans une logique de partenariat (gagnant-gagnant) qui profite à tous les parties. C’est ainsi lors de la 7ème conférence de la coopération sino-africaine tenue fin 2018 à Pékin il y’a eu 53 pays africains qui ont pris part et qui ont réaffirmer leur affection à la Chine dans sont projet de booster l’économie des pays africains.

Par ailleurs, dans sa démarche d’aider l’Afrique à sortir de sont léthargie économique la Chine à d’autre ambition qui est l’assujettissement du continent à longue terme à travers ses innombrable aides concessionnelles qui laisse les pays africains dans une impasse économique sans issu. Cela a été remarqué dans le cas de la Zambie qui a vu sont central énergique cédé à la Chine par faute de non payement de sa dette.

Nous tendons vers un néocolonialisme chinois à long terme selon certain analyste qui dévoile le visage cache de Pékin à propos de sa coopération avec l’Afrique.

Certes, la coopération sino-africaine est différente de celle de l’occidental du point de vue idéologique mais retenons que cette coopération n’ait pas aussi une porte de sortie pour l’Afrique , elle visée seulement à enrichir Pékin des matières premières dont il a besoin et à maintenir l’Afrique comme débouché des produits chinois en échange des infrastructures qu’il construit dans ses pays qui sont pas des secteurs prioritaires pour un Etat qui est au stade de sont développement.

Il est temps pour les élites africaines de faire le diagnostic des relations africaines avec les autres continents ou les autres pays particulièrement celle chinoise pourvu qu’elle bénéficie ne serait-ce que la moitié des fruits de ses relations.

La croissance de la Chine change-t-elle ses relations avec les Etats africains ?

Avec une croissance annuelle de 10% pendant ces trente dernières années la Chine est en perpétuelle développement de son économie qui s’ait hissée aujourd’hui à la deuxième place mondiale.

L’Afrique cependant est parmi les bénéficiaires des investissements chinois à une allure effrénée dans les secteurs majoritairement infrastructurels. Entre 2003 et 2016 la Chine à investit 145 milliard de dollars en Afrique, c’est ce qui lui vaut le titre du premier investisseur en Afrique devant les Etats-Unis.

Sa croissance actuelle en matière de développement change ses relations avec l’Afrique du côté économique, diplomatique et culturelle.

Du coté économique ses relations avec l’Afrique ne font qu’accroitre dans la mesure ou elle réalise des projets d’infrastructures d’envergure national qui entre dans le développement des pays bénéficiaires.

Elle participe d’une manière à une autre à la croissance économique des Etats africains en termes d’urbanisation et du bitumage des routes en octroyant des aides concessionnelles à ces pays qui leur consume à petit feu.

Force est de reconnaître que la croissance de la Chine renforce ses relations avec les pays africains même si cela est au risque et péril de ses pays.

Sur le plan diplomatique retenons que la Chine et l’Afrique sont des alliés tradition et cela se justifie lors de la reconnaissance de la Chine en 1973 au conseil de sécurité des nations unies à la place de Taiwan, 26 pays africains ont voté en faveur de la Chine.

Bien après cela la conférence de Bandung en 1955 en Indonésie qui à vu naitre la coopération sud-sud entre les Etats tiers-mondiste dont la Chine était l’une des précurseurs. Certains Etats africains étaient aussi représentent au cours de laquelle un pacte a été scellé entre les Etats du tires monde.

Cette coopération diplomatique à la fois historique et circonstancielle entre la Chine et l’Afrique ne fait que grandir du jour au lendemain sous différent angle.

Aujourd’hui le développement de la Chine à fortifier ses relations diplomatiques entre les Etats africains dans le domaine économique. Cela nous a été prouvée lors de la 7ème conférences sino-africaine qui s’ait déroulé à Pékin dans laquelle 53 pays africains ont pris part excepté le royaume d’Eswatini.

Cet afflue des pays africains vers la Chine suscite beaucoup d’interrogation aux yeux du monde et nous pouvons expliquer ce phénomène comme étant le fruit de la politique développée par la Chine depuis le début de ses relations avec les Etats africains qui est la politique de (gagnant-gagnant). Et en plus elle ne s’immisce pas dans les politiques intérieurs de ces partenaires et ne se pose pas la question si un Etat est démocratique ou pas pour investir.

Et cet état de fait à suscité beaucoup d’engouement au sein des pays africains qui se dit être victime d’ostracisassions économique de la part de l’occident pendant des siècles.

Sur le plan culturel la Chine a installé des instituts de Confucius dans la plupart des pays africains qui font la promotion de la langue et de la culture chinoise.

Le gouvernement chinois se chargé à l’octroi des bourses d’études aux étudiants africains qui viennent chaque année en nombre pour étudiant et se familiarisé à la culture chinoise. Une manière pour Pékin de nouer des relations avec les futurs dirigeants de l’Afrique.

La géopolitique chinoise et l’invention de l’histoire.

Longtemps oubliée sur la scène géopolitique depuis son accession à l’indépendance en 1949, la république populaire de Chine multiplie ces efforts en conciliant ces compétences afin de participer à la géopolitique internationale.

C’est en 1979 lorsque Deng Xiaoping à adopter la politique d’ouverture de la Chine au reste du monde après 30 ans de fermeture que l’empire du milieu à entrepris des démarches audacieuses vers le développement en faisant appel aux sociétés multinationales pour booster son économie en leur proposant une mains d’œuvre moins chère.

Cet appel à permit à la Chine de voir débarquer des sociétés venant de tous bord avec leurs usines pour participer à l’industrialisation du pays grâce à la politique de transfert de technologie imposée par le gouvernement chinois sur ses sociétés en échange d’une mains d’œuvre moins chère et d’une souplesse fiscale.

Depuis lors la Chine connaît une croissance annuelle de 10% qui lui a permit d’avoir une économie puissante et pendant ce temps jusqu’à la fin du XXème elle était quasi absente dans la géopolitique mondiale elle se focalisait sur sont développement intérieur en se rassurant qu’elle a atteint l’autosuffisance dans près que tous les domaines économiques avant de se lancer dans la conquête de d’autre territoire.

A son entrée sur la scène internationale en 2000 qui marque la création de la coopération sino-africaine la Chine à changée le cours de l’histoire géopolitique mondiale en passant de la « bipolarité » du monde à la « multipolarité » qui a permit aux autres Etats tiers-mondistes de sortir du cercle vicieux qui date d’après seconde guerre mondiale. Son entrée a été plébiscitée par les pays du sud qui ont vue leur destin scellé durant des années par un paradigme qui promeut l’esprit de la supériorité des Etats.

La géopolitique de la Chine dans le monde consiste à avoir une main mise sur l’économie mondiale en l’a rendant dépendante d’elle afin de devenir le leader mondiale en devançant les Etats-Unis ; (Telles sont les obsessions géopolitiques de la Chine).

La géopolitique de la politique Chine-Afrique ?

Cette politique est émaillée par un rapport de dépendance, l’Afrique est certes le continent le plus dépendant de la Chine.

En 2016, l’Afrique subsaharienne affiche un coefficient de dépendance (sur une échelle allant de 0 à 1) aux exportations bien plus élevé que les autres pays émergents : 0,24, contre 0,16 par exemple pour l’Asie du Sud-Est et 0,19 pour le Trio Russie, Brésil, Inde. Le différentiel est encore plus important avec l’Union européenne (0,07) et les Etats-Unis (0,12).

La forte volatilité des cours des matières premières, on l’a vu lors de la crise de 2014-2015 et la baisse de près de la moitié en quelque mois les exportations vers la Chine ont fragilisé considérablement les économies africaines. Le Soudan, l’Angola, le Congo Brazzaville et la Mauritanie sont le plus dépendants de la Chine, et donc les plus fragiles.

Les aides chinoises sont parfois émaillées de corruption et de favoritisme en Afrique.

Cet aspect a été étudié par les chercheurs AidData qui dénoncent une hausse considérable en Afrique de la corruption par le fait des aides chinois, «nous voyons une hausse importante de la corruption au niveau local autour des projets initiés par la Chine en Afrique», explique Bradley Parks.

Que se soit pour l’obtention des permis de construire, des relations avec la police ou des autorisations de travail, l’aide Chinoise attire son lot de requins.

Un autre aspect est plus politique ; Lorsque en 2010 le ministre chinois des affaires étrangères, Yang Jiechi, visitait un petit village de Sierra Leone inaugurant une école au milieu de nulle part, certains se sont demande pourquoi ici ? Il apparaît que ce village de Yoni était aussi le village natal du président Ernest Bai Koroma…C’est l’un des très nombreux exemples révélés par ces études faites par AidData : «Les études montrent un triplement des aides aux régions natales des dirigeants africains lorsqu’ils arrivent au pouvoir»

«Aux Etats-Unis par exemple ,93% de l’aide au développement servent effectivement le bien-être des populations. Mais, en Chine, c’est l’inverse» explique Bradley Parks, puisqu’il s’agit essentiellement de motivations économiques et commerciales. Ce sont souvent des prêts concessionnels avec de faible taux d’intérêt et pour objectif de servir uniquement les intérêts économiques chinois.

Même à des taux concessionnels le remboursement des prêts s’annonce très difficile. Depuis 2000 le gouvernement chinois, les banques et les entreprises du pays ont prêté 86 milliards de dollars à l’Afrique. Beaucoup de ces prêts sont garantis par la livraison de matières premières alors que les cours sont toujours orientés à la baisse.

Le pétrole angolais par exemple sert en quasi-totalité à rembourser les 20 milliards de dollars que le pays doit toujours à la Chine. Les caisses de l’Etat sont vides et le pays au bord de la banqueroute.

Un autre cas d’aide chinoise très élevé est celui de la construction du chemin de fer entre Addis-Abeba et Djibouti à un coûte de 4 milliards de dollars, soit un quart du budget national éthiopien.

Le fonds monétaire international (FIM) a prédit une croissance de 2,6% en 2017 pour l’Afrique subsaharienne et de 3,5% en 2018. La croissance pourrait repartir au Nigeria et en Afrique du sud après une année 2016 catastrophique, mais elle restera sous la barre de 1%, estiment les économistes du FMI qui s’inquiètent comme ceux de la banque mondiale d’une hausse de la dette publique et de l’inflation.

Comment dans ces conditions les pays africains vont il pouvoir rembourser ? La banque mondiale à tiré la sonnette d’alarme estimant les coûts de ces investissements chinois dans les infrastructures africaines trop élevés. Au Kenya la China Exim Bank à financé 90% des travaux sans appel d’offre alors que la Chine est déjà le premier créancier du Kenya et possède la moitié de la dette du pays.

D’aucun diront que cette approche vient tout droit de l’occident qui cherche toujours à déstabiliser la Chine sur le continent africain, mais je dirai que cela n’a rien avoir avec l’occident c’est plutôt des faits palpables qui sévit actuellement sur l’Afrique sous l’œil impuissante et cupide de ces dirigeants qui n’ont aucune pitié pour le continent.

La géopolitique de la politique Chine-Afrique n’est pas moins néfaste que celle de l’occident la seule différence est que la Chine ne s’impose pas et de s’immisce pas dans la politique intérieure de ses partenaires africains si non les résultats sont les mêmes qui consiste à maintenir l’Afrique dans un cercle vicieux de dépendance et de consommation qui appauvrit le continent du jour en jour.

Par ailleurs, il faut retenir qu’au delà du partenariat d’affaire que la Chine propose à l’Afrique se trouve cache une idéologie de domination du continent sur le plan diplomatique, politique, culturelle mais aussi militaire la preuve en ait que la Chine a inaugurée en 2017 sa première base militaire en Djibouti aux côtés de ces partenaires américain, français et japonais. Elle qui critiquait les bases militaires américaine installée un peu partout dans le monde de manière injuste emboite le même pas.

Aujourd’hui la Chine est devenue la destination phare des étudiants africains qui reçoivent des bourses d’études à travers les instituts Confucius qu’elle a implanté dans beaucoup de pays africains, des bourses octroyées par le gouvernement lui même et le ministère de l’économie et du commerce.

En 2017 près de 50000 africains ont fait leur entrée universitaire dans l’empire du milieu, vingt fois plus qu’il y’a dix ans précise Sébastien Le Belzic chroniqueur pour le journal Le monde basé à Pékin.

Selon les chiffres du ministère chinois de l’éducation, le nombre d’étudiants étrangers en Chine augment de plus de 35% par an et un étudiant étranger sur dix vient du continent africain.

«Ce n’est un secret pour personne que la Chine a de grandes ambitions en Afrique. Mais le gouvernement chinois n’est pas le plus important dans ce phénomène. Si on regarde de façon plus objective la situation, la Chine est à l’origine d’opportunités formidable pour les économies africaines. Il ne faut pas voir les choses de façon tranchée, la Chine n’est ni un sauveur ni un démon pour l’Afrique» explique Howard French, auteur de china’s second continent : How a million migrants are bukding a new empire in africa (éditions knopf, 2014).

La Chine n’est ni un sauveur ni un démon pour l’Afrique, cette expression nous laisse croire que la Chine n’est pas en Afrique pour la développée mais plutôt pour se développée en laissant une petite marge pour l’Afrique.

Pour conclure,

En définitive, la géopolitique de la Chine vers l’Afrique est émaillée d’une dépendance économique de l’Afrique à la Chine faciliter par des multitudes d’aides concessionnelles qu’elle octroi au continent.

Nous pouvons dire que ses aides sont non seulement entachées de corruption et de favoritisme mais elles sont énormes aussi et ne tient pas compte de la solvabilité du débiteur.  Elles tuent aussi l’épargne et la production intérieur par exemple un producteur de moustiquaire se voir en chômage par le fait d’un organisme qui distribue les moustiquaires.

Il faut que l’Afrique compte sur ses propres ressources en considérant l’apport extérieur comme un appoint à son développement. «Toutes aides qui nous aide pas à dépasser nos aides est a rejetée»  disait Ahmed Sékou Toure le premier président de la Guinée indépendante.


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