Le 30 décembre 2017, la Police des Mines a annoncé la fermeture du site d’exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) à Vohilava dans le district de Mananjary.

Après plusieurs semaines de manifestations contre cette exploitation aurifère. Face à l’ampleur de contestation populaire, le gouvernement avait ordonné l’arrêt de toute activité mais, la société chinoise avait tout juste cessé ses activités durant un temps limité pour reprendre ensuite l’exploitation.

Dans un communiqué, le Centre de Recherches et d’Appui pour les Alternatives de Développement – Océan Indien (CRAAD-OI) et le Collectif pour la défense des terres malgaches (TANY), ont pointé du doigt les représailles à l’encontre des défenseurs des droits des communautés riveraines et de l’environnement.

Ces représailles comprenaient notamment la récente agression physique d’un Ampanjaka, ainsi que la détention et la condamnation à 2 ans d’emprisonnement avec sursis en octobre 2017 de Mr RALEVA, membre de l’Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels à Madagascar (OIDESCM) coordonné par le CRAAD-OI et du groupe Justice et Paix.

Le CRAAD-OI et les membres de l’OIDESCM se félicitent de cette mesure prise par les autorités compétentes, traduisant leur reconnaissance des effets catastrophiques des opérations de cette société d’exploitation aurifère illégale sur l’environnement, la santé et les moyens d’existence de la population locale.

Déplorant la lenteur de cette fermeture, « au regard de l’accumulation des dégâts occasionnés par cette exploitation aurifère, nous considérons que cette mesure représente un premier pas important vers la fin de l’impunité qui a été trop longtemps accordée à cette société, au détriment de la prise en compte des demandes légitimes exprimées par les communautés riveraines et de leurs droits« .

Le CRAAD-OI et TANY souhaitent toutefois que des sanctions soient attribuées à la société Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.).

Une nouvelle exploitation aurifère dans la tourmente