Beijing vient d’annoncer la fin de toutes ses importations de charbon en provenance de Corée du Nord jusqu’à la fin de l’année 2017.

Cette décision intervient après le dernier test de missile et l’appel des Etats-Unis à des mesures accrues de la part de Pékin. « La Chine va cesser momentanément ses importations de charbon en provenance de Corée du nord pour le reste de cette année », a indiqué le ministère du commerce.

Cette mesure entre en vigueur aujourd’hui et jusqu’au 31 décembre 2017.  Elle concerne également « les cargaisons pour lesquelles les procédures douanières ne sont pas terminées », a-t-il précisé.

En novembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait adopté, en accord avec Beijing, un plafonnement des ventes nord-coréennes de charbon à 400,9 millions de dollars (ou 7,5 millions de tonnes) par an à partir du 1er janvier 2017, soit une réduction de 62% par rapport à 2015.

Les importations chinoises de charbon de Pyongyang critiquées

Cette limitation visait à sanctionner Pyongyang pour son essai nucléaire du 9 septembre. La Chine est le seul débouché pour le charbon nord-coréen, et son seul allié et principal partenaire économique. Malgré les sanctions prises et les condamnations de Beijing, la Corée du nord continue ses essais.

Le 12 février 2017, Kim Jong-un autorise un nouveau test de missile. Le missile balistique Pukguksong-2 a parcouru près de 500 kilomètres avant de retomber en mer du Japon.

Dans un tel contexte, le nouveau secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, en réunion bilatérale avec son homologue chinois, Wang Yi, a appelé Beijing à œuvrer « par tous les moyens » pour « modérer » son turbulent voisin.

Le ministre chinois des affaires étrangères a pour sa part plaidé pour une reprise des négociations à Six (les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les Etats-Unis), assurant qu’il était nécessaire de mettre fin au cercle vicieux des essais nucléaires et des sanctions.

L’arrêt des importations de charbon est destiné à « mettre en œuvre la résolution 2321 du Conseil de sécurité des Nations unies », adopté en novembre 2016, a indiqué le ministère.