Le gouvernement de Hong Kong a déclaré qu’il avait retiré tout son personnel de Taïwan et a accusé le gouvernement taïwanais d’avoir «gravement interféré» dans les affaires intérieures de Hong Kong.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Taïwan a répondu en assurant que Hong Kong avait politisé une relation économique, commerciale et culture, et qu’elle soutenait les valeurs universelles de liberté d’expression et de réunion.

Hong Kong a déclaré que son bureau économique, commercial et culturel restera fermé tout en surveillant de près le développement et en envisageant la voie à suivre «de manière holistique», selon l’agence de presse, AP.

Les relations entre Hong Kong et Taïwan se sont détériorées ces dernières années, alors que la Chine instaure une nouvelle législation à Hong Kong et maintient sa pression diplomatique, militaire et économique sur Taïwan. La Chine considère Taiwan comme sa province rebelle, une île qui n’est pas reconnue par la communauté internationale.

L’avenir du consulat de facto de Taiwan à Hong Kong, nommé le Bureau économique et culturel de Taipei, semble sombre, car Hong Kong refuse de délivrer des visas à plusieurs de ses fonctionnaires, apparemment parce qu’ils refusaient de signer des déclarations approuvant l’affirmation selon laquelle Taiwan appartient à la Chine.

La Chine a désormais une présence plus importante à Hong Kong, l’an dernier Beijing a instauré une loi sur la sécurité nationale afin de freiner les mouvements de contestation. Des mesures ont aussi été mises en place exigeant une loyauté totale à la Chine pour les représentants politiques.

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De plus, la loi interdit toute implication avec des groupes étrangers considérés comme hostiles en Chine. Cela a conduit certaines personnalités de l’opposition de Hong Kong et des défenseurs de la liberté d’expression à fuir vers Taiwan, où le gouvernement a apporté un soutien discret.

Dans un communiqué, le gouvernement de Hong Kong a cité des actions qui ont «gravement endommagé les relations entre Hong Kong et Taiwan, mettant progressivement en péril l’environnement opérationnel du HKETCO à Taiwan». Il a déclaré que des membres du personnel avaient été menacés par des «radicaux à Taiwan», mais n’a donné aucun détail.

Le gouvernement hongkongais a déclaré que le «Hong Kong Aid Project» et le «Bureau Taiwan-Hong Kong pour les échanges et les services», basés à Taiwan, avaient fourni une assistance aux « manifestants violents et aux personnes qui tentaient de briser la prospérité et la stabilité de Hong Kong ».

Hong Kong fait référence aux manifestations pour la démocratie en 2019 qui sont devenues de plus en plus violentes au milieu d’une dure répression soutenue par la Chine.

Parlement taïwanais

« Ces dernières années, Taïwan s’est gravement ingéré dans les affaires de Hong Kong à plusieurs reprises et a causé des dommages irréparables aux relations Hong Kong-Taiwan », a indiqué le communiqué.

Le Conseil des affaires continentales de Taïwan, responsable des relations avec la Chine, a déclaré que Hong Kong subirait les conséquences de la perturbation des échanges entre les deux îles, et que le bureau de Taiwan dans la ville continuerait son travail.

Il a déclaré que les manifestations devant le bureau de Hong Kong à Taipei étaient légales et que la police avait maintenu l’ordre, tandis que Hong Kong avait permis à des groupes pro-Chine de salir sa présence sur le territoire.

Taiwan est dans l’obligation de protéger ceux qui font l’objet de persécutions politiques, tandis que le «mépris de la démocratie et de l’état de droit du gouvernement de Hong Kong reflète sa conscience coupable, ce que nous regrettons profondément», a-t-il déclaré dans un communiqué.