Joshua Wong, Nathan Law et Alex Chow, leaders du « Mouvement des parapluies« , ont contesté le 16 janvier devant la justice leur condamnation à des peines de prison pour leur rôle dans la manifestation pro-démocratie de 2014.

Les trois jeunes hommes avaient été condamnés pour leur rôle dans un rassemblement jugé illégal, le 26 septembre 2014. Les manifestants avaient escaladé des barrières métalliques et étaient entrés dans Civic Square. Cette action avait entraîné des manifestations d’ampleur, puis deux jours plus tard débutait le mouvement pro-démocratie de masse.

Pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de Hongkongais avaient paralysé des quartiers entiers de l’île pour réclamer l’instauration d’un véritable suffrage universel. En vain, le pouvoir central chinois avait campé sur ses positions.

La condamnation en août de Joshua Wong, Nathan Law et Alex Chow à des peines allant de 6 à 8 mois d’incarcération avait été interprétée comme un nouveau moyen de pression contre les militants pour des réformes politiques à Hong Kong.

Cet emprisonnement avait été suivi d’un appel du ministère public, demandant des peines plus lourdes que celles décidées en première instance. La décision du gouvernement de demander une plus grande sévérité contre les trois jeunes hommes avait été perçue comme un nouveau signe de l’ingérence grandissante de Beijing, dans les affaires intérieures hongkongaises.

Cette ingérence est souvent contestée par les pro-démocrates, qui assurent qu’il s’agit d’une violation du principe « Un pays, deux systèmes », instauré lors de la rétrocession du territoire à la Chine en 1997.

D’après les termes de l’accord sino-britannique sur la rétrocession, Hong Kong possède des libertés inconnues, non reconnues en Chine continentale, normalement jusqu’en 2047.

Joshua Wong, Nathan Law et Alex Chow avaient été libérés sous caution dans l’attente de l’examen de leur pourvoi devant la Cour d’appel final. Ils avaient également fait un recours, présenté comme un test de l’indépendance de la justice hongkongaise.

« Nous avons maintenant l’opportunité de voir comment les tribunaux de Hong Kong vont reconnaître, vont se positionner sur la question de la désobéissance civile« , a déclaré Joshua Wong aux journalistes avant l’audience.