Le site archéologique de Liangzhu a été inscrit le 6 juillet sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de site culturel. Avec cette nouvelle inscription, la Chine compte désormais 55 sites figurant sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cette décision a été prise par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de sa 43e session à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.

« Nous sommes fiers qu’après 25 ans de travaux, nos efforts ont finalement abouti à l’inscription de ce site particulièrement important, qui est le témoignage le plus concret de 5.000 ans de civilisation chinoise », a réagit Shen Yang, ambassadeur et délégué permanent de la Chine auprès de l’UNESCO.

« Nous sommes tout à fait conscients que cette inscription engendre également une énorme responsabilité pour préserver ce patrimoine de l’humanité », a-t-il ajouté.

Le site archéologique de Liangzhu est située sur une plaine sillonnée par des réseaux fluviaux dans le bassin du Yangtzé. Ce site se trouvant dans la banlieue de Hangzhou, chef-lieu du Zhejiang, abrite une ville datée de 3.300 à 2.300 avant J. C., soit plus ou moins contemporain de l’Ancien empire égyptien et de la civilisation sumérienne.

Comprenant divers types de reliques, le site de Liangzhu prouve l’existence d’un Etat régional doté d’un système de croyances unifié et soutenu économiquement par la riziculture à la fin du Néolithique il y a plus de 5.000 ans. Le site représente aussi une civilisation urbaine ancienne avec des fonctions et des structures complexes.