La Chine a demandé au géant du VTC, Didi, de se retirer de la cote aux USA en raison de craintes sur la sécurité des données, selon des sources, citées par l’agence de presse, Reuters.

Ainsi, les autorités chinoises ont demandé aux dirigeants du géant des VTC Didi Global d’élaborer un plan pour retirer l’entreprise de la cote aux Etats-Unis en raison de craintes sur la sécurité des données, ont déclaré à Reuters deux personnes au fait du dossier.

L’Administration chinoise du cyberespace (CAC), le régulateur national du cyberespace, souhaite que la direction de Didi prenne cette mesure par crainte de fuites de données sensibles, selon une des deux sources de l’agence britannique de presse.

Le CAC souhaite également que le géant chinois du VTC s’engage à exécuter son retrait de la cote dans un certain délai, une condition préalable à la relance des applications de Didi en Chine, selon cette même source.

Les propositions à l’étude comprennent une privatisation pure et simple, ou une émission d’actions à Hong Kong suivie d’un retrait de la cote aux Etats-Unis.

En juillet 2021, quelques jours après la cotation du groupe à la Bourse de New York, le CAC avait annoncé le retrait des boutiques d’applications pour smartphones 25 applications mobiles exploitées par le groupe Didi Global.

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Le régulateur lui avait également demandé de cesser d’enregistrer de nouveaux utilisateurs, invoquant la sécurité nationale et l’intérêt public.

Didi et l’administration chinoise du cyberespace n’ont pas répondu aux demandes de commentaire de Reuters et les sources ont requis l’anonymat car elles se sont pas autorisées à parler aux médias.

Si la privatisation se fait, les actionnaires pourraient recevoir au moins le prix d’introduction en Bourse de 14 dollars par action, car une offre inférieure si peu de temps après l’introduction en Bourse de juin pourrait entraîner des poursuites judiciaires ou la résistance des actionnaires, a indiqué l’agence Bloomberg, citant des sources.

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Les actions de SoftBank et de Tencent, qui détiennent une participation minoritaire dans Didi, ont d’ailleurs chuté respectivement de plus de 5% et de 3.1%.

Le géant Didi s’est attiré les foudres des autorités chinoises lorsqu’il a poursuivi son introduction en Bourse à New York. Cette introduction allait être réalisée alors que les autorités de régulation chinoises lui avaient demandé de la suspendre le temps de procéder à un examen de la sécurité de ses pratiques en matière de données.

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Les géants chinois de la technologie font l’objet d’un examen approfondi de la part de Pékin concernant leur comportement anti-monopole et la gestion des données de leurs utilisateurs. De plus, le gouvernement tente de freiner leur domination après des années de croissance sans entrave, afin de lutter contre la concurrence déloyale qui freine le développement de petites et moyennes entreprises chinoises.