La Chine a menacé dans un communiqué de faire payer aux Etats-Unis «un lourd tribut» si son ambassadrice aux Nations Unies, Kelly Craft, se rend à Taïwan comme l’a annoncé le département d’État.

Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé le 7 janvier la visite prochaine à Taïwan de l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies Kelly Craft.

Ce dernier a indiqué dans un communiqué de presse condamnant l’arrestation massive d’activistes pro-démocratie à Hong Kong, que Washington réfléchissait à des sanctions et à des restrictions envers « les personnes ou les entités impliquées dans l’agression de la population hongkongaise ».

Mike Pompeo a ajouté que les Etats-Unis se tenaient aux côtés de la population de Hong Kong et de tous ceux qui aspirent à la liberté. Il a ensuite annoncé la visite prochaine de Kelly Craft à Taïwan, qualifiant le pays de «partenaire fiable» et de «démocratie vibrante et florissante malgré les efforts du Parti communiste chinois (PCC) pour saper son grand succès».

La date précise du déplacement de Kelly Craft n’a pas encore été rendue publique. Mais la visite devrait avoir lieu avant l’investiture du nouveau président Joe Biden. Les autorités chinoises ont réagi le 8 janvier en souhaitant la bienvenue à Kelly Craft.

De son côté, la Chine a indiqué dans un communiqué de presse que «les Etats-Unis paieront un lourd tribut pour leur mauvaise action». «La Chine demande instamment aux Etats-Unis d’arrêter leur folle provocation, de cesser de créer de nouvelles difficultés pour les relations sino-américaines et la coopération des deux pays au sein des Nations unies», a souligne le communiqué de la mission chinoise auprès de l’ONU.

La Chine est «fermement opposée» à cette visite et demande aux Etats-Unis «d’arrêter d’aller plus loin sur la mauvaise voie», ajoute la déclaration chinoise qui rappelle estimer qu’il n’y a qu’une seule Chine et que Taïwan n’en est qu’une province.

Dans une déclaration, l’agence chinoise nationale Xinhua avait déjà critiqué le projet d’une visite dans les jours à venir de l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, jugeant qu’il violait la souveraineté de la Chine.

L’an dernier, malgré l’opposition de la Chine, l’administration sortante de Donald Trump avait déjà envoyé à Taïwan des responsables, dans un contexte de vives tensions entre la Chine et les États-Unis dans divers domaines dont le commerce, la sécurité et les droits humains.