Yu Jianhua, représentant permanent de la Chine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, a assuré que les 56 groupes ethniques du pays « font tous partie de la grande famille de la nation chinoise ».

Ce dernier répond ainsi aux polémiques autour de la situation au Xinjiang. Dans cette région autonome du nord-ouest du pays des milliers de musulmans de l’ethnie turcophone Ouïgour ont vu leurs libertés religieuses être réduites.

Plus récemment, des centres dits « de formation professionnelle« , ont ouvert dans la région, afin de lutter contre la radicalisation islamique et en vue de siniser une partie de la population.

Yu Jianhua a présenté les propositions de son gouvernement en matière de droits de l’Homme et les résultats des actions entreprises en la matière dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, lors de la 40e session du CDH.

Le diplomate a évoqué les propositions sur la promotion des engagements internationaux en faveur des droits de l’Homme, insistant que « sur le respect mutuel comme préalable » entre chaque pays.

Il a souligné que « tous les pays devaient respecter la voie du développement des droits de l’Homme choisie par leur propre population ». D’ailleurs, en réponse aux prises de position de certains pays, comme la Turquie, sur la situation au Xinjiang, Yu Jianhua a assuré que « ces déclarations, entièrement fondées sur des préjugés et des erreurs de jugement à l’encontre de la Chine, sont incompatibles avec les faits ».

« Le gouvernement chinois avait adopté une série de mesures de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans le Xinjiang, notamment la création de centres de formation professionnelle qui visent à aider une minorité de personnes minées et influencées par l’extrémisme à se débarrasser du terrorisme et des pensées extrêmes et à se réintégrer dans la société dès que possible », a assuré ce dernier.