De notre stagiaire Armand Lilian – D’après la découverte d’une équipe de chercheurs sino-britanniques, les gènes présents dans trois espèces de champignons noirs auraient la faculté de métaboliser des traitements anti-tumoraux et anti-âge.

Selon l’agence de presse Xinhua News, une équipe de chercheurs de l’Institut des sciences médicales de Suzhou de l’Académie chinoise des sciences et de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni a récemment mis au point le séquençage génétique de trois espèces de champignons noirs du nord-est de la Chine.

Des analyses approfondies pourraient aider à mettre au clair les propriétés médicinales et sanitaires de ces spécimens. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la rubrique Scientific Reports du Nature Publishing Group.

Les trois espèces de champignons analysés dans cette étude proviennent d’une zone de démonstration de cultures standardisée (au niveau national) de champignons noirs. D’une superficie de 10 000 Mu (666,67 m²), la zone en question se situe dans le district de Huangsong Dianzhen à Jiao He, dans la province du Jilin.

Les champignons sont agencées dans un ordre «décroissant» en fonction des plis sur leur surface : la première espèce ayant un nombre de plis importants, la deuxième ayant quelques plis, et la dernière étant totalement lisse.

Les chercheurs en collaboration ont analysé le séquençage du transcriptome (ndlr, ensemble des acides ribonucléiques  messagers issus de l’expression d’une partie des gènes exprimés) de ces trois espèces de champignons noirs et ont dénombré un total de 13.937 gènes indépendants non répétés.

Il a été prouvé que, parmi ceux-ci, les petites molécules métabolisées par certains de ces gènes présents dans des traitements ont des effets anti-tumoraux et anti-âge.

Par ailleurs, les chercheurs ont également découvert 1124 nouveaux gènes indépendants non répétés qui, jusque là, n’avaient pas été répertoriés. Ces gènes sont aussi potentiellement à l’origine de facultés telles que l’anti-oxydation et l’anti-âge, propres au champignon noir.

Bien que les trois spécimens étudiés possèdent tous des gènes produisant des métabolites anticancéreux et anti-âge, il existe cependant des différences significatives entre les différents types de champignons noirs.

Bon nombre d’échantillons de l’Auricularia auricula-judae présentent des distinctions certaines en termes de résistance aux maladies, mais aussi parmi les ingrédients rentrant dans la compositions de traitements pharmaceutiques.

Takayama, chercheur à l’Institut médical de Suzhou ayant participé à l’étude, a déclaré : «Il reste encore beaucoup à faire afin de déterminer les vertus thérapeutiques du champignon noir».

Par exemple, il est possible d’effectuer une comparaison quantitative entre la production, l’accumulation et l’effet métabolisant des différentes espèces de champignons noirs utilisés en tant que substances actives.

A la suite d’un diagnostic du métabolisme, les, substances actives peuvent également être répertoriées, isolées et purifiées afin de comprendre avec précision le fond du processus.