Les chinois se tournent désormais vers la « médecine esthétique« , alternative non-invasive à la chirurgie.

Les chinois et chinoises se sont mit aux lasers, aux injections d’acide hyaluronique, aux peelings, aux massages, etc. Dans un monde d’apparence, ces techniques sont plus rapides et plus douces, mais surtout elle n’obligent pas à passer sur le billard.

Déjà populaire en Occident, ces méthodes, moins invasives et moins chères que la chirurgie esthétique, deviennent banales en Chine, avec la hausse du niveau de vie. Selon l’Association chinoise de la plastique et de l’esthétique, le secteur devrait représenter en 2022, 300 milliards de yuans (42 milliards d’euros), soit sept fois plus qu’en 2013.

Selon le cabinet américain de conseil aux entreprises Frost&Sullivan, interrogé par l’Agence France Presse, les techniques non-invasives représentent un segment porteur de cette tendance, tandis que la chirurgie est en perte de vitesse.

D’autant plus que ces interventions coûtent en moyenne un tiers du prix des opérations de chirurgie esthétique, a expliqué à l’AFP, le cabinet d’audit britannique Deloitte.

Mais les autorités veulent éviter un essor chaotique du secteur. Raison pour laquelle, elles interdissent les pratiques publicitaires qui contribuent à « l’angoisse de l’apparence » et aux complexes physiques.

Les cliniques spécialisées ont l’interdiction de présenter des photos « avant et après » une intervention ou promouvoir des « normes de beauté irréalistes ». D’ailleurs, les autorités ont imposé en 2021 des dizaines de millions d’euros d’amendes pour diverses infractions.

Mais l’augmentation du nombre d’établissements non agréés inquiète les autorités. En 2019, 15% des 13.000 cliniques de beauté autorisées travaillaient en dehors de leurs champs d’activités définis, selon un rapport du cabinet shanghaien iResearch.

De plus, l’étude a montré qu’une aiguille sur trois en circulation n’était pas conforme. En 2021, l’actrice et chanteuse chinoise Gao Liu s’est faite faire une rhinoplastie pour booster sa carrière.

Mais l’opération s’est avérée «cauchemardesque», a-t-elle écrit sur son compte Weibo, suivi par cinq millions d’abonnés. Gao Liu, âgée d’une vingtaine d’années, apparaît sur ses photos avec des pansements et des ecchymoses sur le nez dont le bout, visiblement infecté, est noirci.

Pour Ken Huang, PDG de la clinique PhiSkin à Shanghai, ce type d’incident n’entame pas le succès des traitements esthétiques auprès de jeunes chinois souhaitant améliorer leur apparence ou accroître leurs chances sur le marché de l’emploi.

Quelque 15,2 millions de patients sont passés sous le bistouri en 2021, selon une étude du cabinet chinois iiMedia.