Après sept années de négociations, la Chine a décidé d’ouvrir son marché aux entreprises étrangères, notamment européennes.

Si bien qu’un accord sur la protection des investissements devrait être annoncé dans les prochains jours. Cet accord élargit les possibilités des entreprises européennes en Chine.

Selon plusieurs fuites relayées par le journal Le Figaro, la Chine a accepté d’ouvrir sa porte aux entreprises européennes dans des secteurs comme les biotechnologies, l’automobile ou encore les services et le secteur hospitalier. De leurs côtés, les Européens permettront aux investisseurs chinois d’entrer dans le secteur des énergies renouvelables.

Concernant la protection des investissements, la Chine ne mettra pas fin à sa politique de subventions envers ses entreprises publiques, en Chine comme en Europe. Et pour le respect de la propriété intellectuelle et la fin des transferts forcés de technologies exigés des Européens, la situation reste floue.

Cependant, un projet d’accord a pourtant été envoyé aux 27 pays membres de l’Union européenne. L’Allemagne, qui détient la présidence tournante de l’Union, souhaite accélérer les négociations pour conclure cet accord avant la fin de l’année, tout comme la France. Mais le Danemark et les Pays-Bas, principaux acteurs dans l’énergie renouvelable, restent frileux.

D’autres pays pourraient également contester les termes de l’accord, en raison du refus de la Chine de ratifier certaines conventions de l’Organisation internationale du travail, dont celle sur l’interdiction du travail forcé, le sort de la minorité ouïghoure et la situation à Hongkong. De plus, le Parlement européen, qui doit ratifier l’accord, doit encore être convaincu du bien-fondé de cet accord.