Des bulles se forment dans les investissements dans la technologie blockchain en Chine, poussant le gouvernement à renforcer sa surveillance en la matière afin de faire face aux risques financiers.

D’après un document de travail publié mardi par la Banque populaire de Chine (BPC), que s’est procuré l’agence de presse britannique Reuters, « la spéculation, les manipulations de marché et d’autres irrégularités dans les investissements et le financement liés à cette technologie sont courantes dans le pays ».

La blockchain fonctionne comme un système permettant à une communauté de conserver un historique de données en toute transparence et sans organe de contrôle, est à l’origine du développement des cryptomonnaies.

Cette technologie intéresse de plus en plus les entreprises, notamment dans la finance et la technologie. D’ailleurs, la Chine représente 56% de tous les brevets blockchain en 2017, selon le rapport publié par Thomson Reuters.

L’Empire du milieu est devenu une place de référence sur la technologie sous-jacente au Bitcoin. Sur les 406 brevets blockchains répertoriés par Thomson Reuters en 2017, les chinois en ont déposé pas moins de 226 d’entre eux (56%). Les Etats-Unis sont loin derrière puisqu’ils n’en auraient déposé que 91 (22%). Le Japon complète le podium avec seulement 5 brevets déposés, suivi du Royaume-Uni avec deux.

Sur les 10 sociétés les plus actives sur le créneau, 8 sont originaires de Chine. La Banque populaire de Chine est à la tête de ce classement avec 68 brevets déposés.

Le géant du e-commerce Alibaba se positionne en numéro 2 du classement et représente à lui seul 11% de tous les brevets blockchain déposés à travers le monde (46). Alibaba travaille depuis plusieurs années à intégrer la blockchain dans ses opérations, afin d’assurer qualité et sécurité à ses usagers.

Dernier exemple en date, la filiale de paiement du groupe Alipay s’est associée aux autorités de la ville de Wuchang pour assurer la traçabilité de son riz «premium». Via la technologie blockchain, Alibaba peut suivre l’origine du riz qu’il commercialise sur son site internet, pour éviter de commercialiser du riz contrefait. Grâce à un système de QR Code présent sur les paquets de riz, le client pourra remonter toute la chaîne de production.

Lancement de la 1ère zone pilote de la chaîne de blocs