Basée dans le quartier Resort Software Community (RSC) de Hainan, la zone comprend un institut de recherche sur la chaîne de blocs, établi conjointement par le RSC et le Centre de recherche sur la chaîne de blocs de l’Université d’Oxford.

Le blockchain, ou chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Un centre d’innovation institutionnelle de la chaîne de blocs sera également lancé par la RSC en collaboration avec l’Université Renmin de Chine.

« La zone pilote s’engage à attirer des talents de la chaîne de blocs du monde entier et à explorer l’application de la chaîne de blocs dans les domaines tels que le commerce transfrontalier, la finance inclusive et la cote de crédit« , a indiqué Wang Jing, chef du département provincial de l’industrie et des technologies de l’information de Hainan.

Cette dernière a expliqué lors d’un point presse que « la zone pilote renforcerait la coopération avec les meilleurs instituts de recherche à travers le monde et les principaux acteurs de l’industrie de la chaîne de blocs ».

Ce système de registre numérique utilise des techniques cryptographiques sophistiquées pour créer un historique permanent, inchangeable et transparent des échanges afin de conserver une trace des transactions.

Cette technologie est en plein développement dans le pays, dans les secteurs de la finance, l’évaluation du crédit, la fabrication intelligente et la gestion de la chaîne d’approvisionnement, selon le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information.

D’ailleurs, le gouvernement utilise cette technologie de la blockchain pour prélever les taxes sociales et émettre des factures électroniques, rapporte le site Futurism.

Cette initiative s’inscrit dans un programme bien plus large de digitalisation engagé par le gouvernement, ainsi la Banque Populaire de Chine teste depuis janvier sa propre monnaie virtuelle qui s’appuie, en partie sur la blockchain.

De manière générale, la Chine figure est l’un des pays les plus enclins à adopter cette technologie. Dès 2016, les autorités ont fait de la blockchain une priorité en l’intégrant à son treizième plan quinquennal dédié à l’informatique et à son programme « Made by China » (Fabrique par la Chine).

Plusieurs provinces ont adopté des politiques pro-blockchain, et les grandes métropoles du pays ainsi que des agences gouvernementales ont monté des équipes de R&D spécialement dédiées à cette technologie.

Dans le secteur privé, la société Wanxiang, équipementier automobile, s’est lancé dans la production de voitures électriques, a décidé de financer à hauteur de 30 milliards de dollars un projet de Smart City basé sur la blockchain.