La collaboration entre la société française de télécommunications, Orange, et le géant chinois des télécoms, Huawei, a prit fin.

Le gouvernement français a rejeté la demande de l’opérateur français de s’appuyer sur les équipements Huawei pour développer son réseau 5G. A l’instar de la société Free, Orange va devoir se tourner vers les installations de Nokia et Ericsson.

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Orange comptait s’appuyer sur les équipements du constructeur chinois pour déployer la 5G à Mayotte et à l’île de la Réunion. Mais l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (l’ANSSI) a refusé la demande.

Pour la président d’Orange France, Fabienne Dulac, « cela nous paraît excessif car nous avons une longue histoire avec Huawei à La Réunion et à Mayotte, et il nous faudra donc remplacer tous nos équipements sur ces territoires ».

Cette dernière déplore cette décision des autorités françaises, qui met à un terme à des années de collaboration avec l’entreprise chinoise. En effet, les réseaux 3G et 4G des départements d’Outremer sont entièrement fondés sur des équipements Huawei.

La décision de l’ANSSI s’applique à l’ensemble du territoire français, contraignant Orange à se tourner vers Nokia et Ericsson pour développer son réseau 5G en France.

Ne pouvant pas bénéficier des équipements Huawei en France, Orange compte bien les utiliser dans d’autres pays, comme en Espagne, où 50% du réseau 5G d’Orange sont composés d’antennes estampillées Huawei, tandis que le reste se base sur des infrastructures de ZTE (45%) et Ericsson (5%).