Fin août, la police de Hong Kong a indiqué que les 12 personnes arrêtées à bord d’un bateau, étaient retenues par les autorités chinoises. Ces derniers seront jugés par la justice chinoise et non hongkongaise.

12 personnes, dont au moins un militant pour la démocratie qui avait été interpellé il y a quelques jours, ont été arrêtées alors qu’elles tentaient de fuir Hong Kong par bateau, a annoncé la police de Hong Kong, le 26 août.

Le hors-bord a été stoppé par les garde-côtes chinois en mer de Chine méridionale, tandis qu’il était en route pour Taïwan, qui accueille régulièrement les opposants à la Chine continentale, a précisé la police.

Selon certains médias locaux, Andy Li était dans le bateau. Militant pour plus de démocratie, il avait été arrêté il y a quelques jours pour collusion avec des forces étrangères – un crime passible de prison à vie sous la nouvelle, et très stricte, loi sur la sécurité.

Le quotidien pro-Pékin Wen Wei Po a indiqué que d’autres personnes à bord avaient également été interpellées pour avoir participé aux manifestations pro-démocratie, souvent violentes à Hong Kong.

Ces manifestations ont eu lieu pendant la plus grande partie de l’année 2019. La Chine, pour mettre fin à ces manifestations, a finalement adopté une loi sur la sécurité nationale, mise en vigueur le 1er juillet 2020.

Du jour au lendemain, certaines opinions et expressions sont devenues illégales, et des militants disent avoir été effrayés de voir à quelle vitesse des livres dont le titre pouvait être jugé offensant pour la Chine ont été retirés des bibliothèques et des librairies. Et notamment la vitesse à laquelle les éditeurs se dépêchent d’en modifier le titre.

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Les 12 de Hong Kong été arrêtés pour « avoir illégalement franchi la frontière ». Ce premier groupe à avoir officiellement été arrêté, les « 12 de Hong Kong » échappent aux poursuites à Hong Kong et doivent faire face aux systèmes judiciaire complexe de la Chine continentale.

Or Hong Kong possède un système judiciaire indépendant et respecté, où les droits de la défense sont garantis et les procès publics. En Chine, la condamnation des personnes inculpées est presque assurée.

Les autorités chinoises ont mis 20 jours à confirmer que les 12 étaient détenus à Shenzhen, sans donner leur identité. Lors d’une récente conférence de presse, certains membres des familles des 12 ont affirmé que les avocats chinois qu’ils avaient désignés n’avaient pas eu le droit de rencontrer les détenus. De plus, le gouvernement chinois leur aurait fournit des conseils commis d’office.

Le gouvernement de Hong Kong, aligné sur la Chine, a fait savoir qu’il ne demanderait la remise des 12 qu’une fois que leurs poursuites en Chine seront terminées.