La ville de Pékin fait face depuis plusieurs semaines à un rebond épidémique de Covid-19, avec entre 40 et 80 nouveaux cas positifs au coronavirus annoncés généralement chaque jour.

Les restaurants et cafés n’accueillent plus de clients. La plupart des commerces, cinémas et gymnases sont fermés. Certains quartiers de la capitale sont confinés, toutefois l’immense majorité des près de 22 millions d’habitants peuvent toujours sortir de chez eux.

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Cependant, des messages ont été diffusés dès le 12 mai sur les réseaux sociaux assurant que les autorités allaient annoncer dans l’après-midi même un confinement de trois jours et la suspension des services de livraison – notamment de produits frais.

La rumeur a entraîné un afflux inhabituel de consommateurs dans les supermarchés, à la recherche de produits de première nécessité.

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« Ce message a été massivement diffusé sur les réseaux sociaux, ce qui a gravement perturbé l’ordre public et a eu des effets néfastes », a indiqué le 13 mai la police de Pékin sur la plateforme de microblogs Weibo.

Une femme de 38 ans est suspectée d’être à l’origine de la rumeur et « fait l’objet de mesures pénales coercitives », ont souligné les forces de l’ordre. Ces mesures consistent en plusieurs formes de restriction telle que la détention, la libération en attente d’un procès ou le placement en résidence surveillée.

Le ministère de la Santé a annoncé le 13 mai 50 nouveaux cas positifs de Covid-19 à Pékin, alors que des tests PCR quasi-quotidiens sont soumis aux habitants.

Le baisse semble toutefois engagée à Shanghai (est), quelque 2.100 nouveaux cas positifs ont été annoncés le 13 mai, contre plus de 25.000 encore à la fin du mois dernier.

Les autorités municipales ont dit espérer arriver d’ici « la mi-mai » à stopper les contaminations au sein de la société, ce qui signifie les contaminations hors personnes placées en centre de quarantaine, pour pouvoir lever le confinement.