lundi, mai 20

Pékin craint un nouveau confinement à la shanghaienne

Pékin lance une campagne de tests pour éviter un deuxième confinement comme celui de Shanghai.

Après Shanghai, capitale économique de la Chine, Pékin est menacé par un nouveau confinement en raison de la pandémie de Covid-19. Une campagne de test massive vient d’être lancée le 25 avril dans toute la ville.

A Pékin, de longues files d’habitants attendent d’arriver à des tentes de dépistage improvisées, où des agents en combinaison intégrale de protection effectuaient des tests PCR.

Ces sites sont installés dans le district de Chaoyang, dans l’est de la capitale. Peuplé d’environ 3,5 millions d’habitants, c’est la région la plus touchée par cette vague épidémique.

En dépit des craintes, la vie reste normale à Pékin, car les commerces, restaurants et cinémas sont toujours ouverts. Les habitants de Pékin redoutent toutefois un scénario à la Shanghai, où la quasi-totalité des 25 millions d’habitants sont confinés depuis début avril, avec souvent des difficultés d’accès à la nourriture et à des soins médicaux hors-Covid.

Tout est fait pour minimiser les prises de contact : des grillages verts de deux mètres de haut ont été dressés autour des pâtés de maison et le long des parcours menant aux centres de dépistage. De plus, les districts de la ville ont également été séparés physiquement, faisant de Shanghai une « cage », au sens propre du terme.

Dans la capitale chinoise, les autorités municipales assurent vouloir éviter une mise en quarantaine stricte. La population n’est pas rassurée pour autant, car Shanghai avait fait les même promesse avant d’être finalement contrainte par le gouvernement central d’annoncer un nouveau confinement.

L’hypothèse d’un nouveau confinement fait flancher les prix du pétrole en Chine, qui en est le premier importateur mondial. Le baril de Brent, référence européenne du marché a ainsi perdu près de 5%.

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