Le promoteur immobilier CIFI Holdings, basé à Shanghai, a annoncé ce 1er novembre la suspension des paiements sur l’ensemble de sa dette offshore, après l’échec d’un accord avec des créanciers auxquels il doit des paiements de 414 millions de dollars.

CIFI a déclaré avoir engagé Haitong International Securities Company Limited en tant que conseiller financier, et Linklaters en tant que conseiller juridique pour faciliter une restructuration de sa dette offshore de 6,85 milliards de dollars. La société est susceptible de subir une pression continue pour générer des flux de trésorerie suffisants pour les remboursements.

Les actions de CIFI ont plongé de 25% après la reprise de la négociation mardi, contre une hausse de 2,2% de l’indice Hang Seng Mainland Properties. Elles ont été suspendues de la négociation depuis jeudi.

Le défaut de paiement de CIFI accentue un peu plus la crise de la dette qui s’aggrave dans le secteur immobilier chinois. D’autant plus que CIFI était considéré comme un promoteur privé de qualité, bénéficiant du soutien de l’État pour son financement.

L’entreprise a déclaré le 13 octobre qu’elle n’avait pas respecté certains paiements d’intérêts et d’amortissements offshore en raison de retards dans les transferts de fonds qui durant les vacances prolongées en Chine continentale.

Les analystes ont estimé que l’obligation concernée était un paiement de coupon d’une obligation convertible de 319 millions de dollars, selon l’agence de presse Reuters.

Dans sa déclaration du 1er novembre, CIFI a évoqué son incapacité à respecter ses obligations en matière de dette offshore, en raison d’une nouvelle détérioration des ventes et du crédit disponible pour l’industrie en Chine depuis septembre. A ce contexte s’ajoute une pression de paiement accrue déclenchée par une baisse de la notation.

Outre ces difficultés, CIFI a assuré que ses problèmes de dette offshore n’affectent pas matériellement ses arrangements financiers onshore dans leur ensemble, et que ses opérations commerciales restent normales.

Enfin, CIFI a déclaré avoir demandé à certains créanciers de former un comité de coordination et un groupe ad hoc de détenteurs d’obligations, aux frais de l’entreprise pour leurs conseils juridiques, dans le but de faciliter les pourparlers de restructuration.