Le président de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), Jin Liqun, a annoncé le 21 novembre la demande d’adhésion de la Tunisie, dans cette institution financière multilatérale créée par la Chine en 2015.

«La Tunisie sera bientôt membre de la Banque Asiatique d’investissement dans les infrastructures», a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis avec le président tunisien, Béji Caïd Essebsi.

«L’adhésion de la Tunisie à notre institution va lui permettre de bénéficier de financements pour la réalisation de projets de développement dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables, de l’environnement et de la gestion des ressources en eau», a ajouté Jin Liqun.

Lancée en juin 2015 à l’initiative de la Chine, la BAII est un moyen pour la Chine et ses alliés de rompre avec les institutions financières occidentales, telles que le FMI et la Banque Mondiale.

La BAII compte déjà parmi ses membres, plusieurs pays africains, dont l’Egypte, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie, le Kenya et le Soudan. Ainsi, cette institution finance des projets d’infrastructures, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Beijing à Bagdad.

Face à l’ampleur de l’initiative « La Ceinture et la Route » et d’une de ses banques, la Banque Asiatique d’investissement dans les infrastructures, Washington a appelé les pays souhaitant rejoindre l’institution à patienter jusqu’à ce qu’elle prouve son respect des normes de gouvernance et des standards environnementaux et sociaux.

Cet appel n’a pas été pris en considération par de nombreux pays à travers le monde, dont plusieurs alliés de Washington. D’ailleurs, au sein du Groupe des 7 pays les plus industrialisés, seuls les Etats-Unis et le Japon ont préféré rester en-dehors de l’institution.