Le gouvernement hongkongais envisage de limiter l’accès à internet, d’après un membre du conseil exécutif, trois jours après l’interdiction du port du masque dans les rassemblements, qui a suscité une vive colère de la part des manifestants.

« Le gouvernement n’exclura pas la possibilité d’interdire internet », a déclaré Ip Kwok-him, un membre du conseil exécutif et député fidèle à Beijing, à l’Agence France Presse.

Internet est devenu un outil indispensable pour le mouvement pro-démocratie qui utilise les forums en ligne et les messagerie cryptées afin d’organiser les actions au jour le jour.

Ip Kwok-him a cependant souligné que restreindre l’accès à internet pourrait avoir des conséquences néfastes pour Hong Kong. « Je pense que l’une des conditions de mise en oeuvre de l’interdiction d’internet serait de ne pas affecter les entreprises de Hong Kong », a indiqué ce dernier.

Cette nouvelle menace d’interdiction intervient après trois jours consécutifs de flashmobs et d’actions non autorisées, ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes. De nombreuses stations de métro ont été vandalisées par des groupuscules radicaux.

De plus, une bonne partie du réseau est restée à l’arrêt pendant le week-end. D’ailleurs, certaines stations et boutiques n’ont pas rouvert lundi, jour férié à Hong Kong. Des entreprises ayant des liens avec la Chine, particulièrement les banques, ont également été saccagés.

Ce lundi 8 octobre, des rassemblements de manifestants masqués ont eu lieu dans plusieurs centres commerciaux, en réaction à la décision des autorités d’interdire aux manifestants de dissimuler leur visage qui a mis le feu aux poudres.

La cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, a pris cette mesure après avoir rencontré le conseil exécutif, l’estimant nécessaire en vue de mettre fin à quatre mois d’un mouvement de contestation sans précédent.