Le Canada a dénoncé la torture, les mauvais traitements, le «travail forcé» et les «transferts massifs de travailleurs ouïghours du Xinjiang vers des provinces chinoises».

Raisons pour lesquelles, le Canada a annoncé des mesures pour empêcher que des marchandises liées au travail forcé de la minorité Ouïghoure dans la région du Xinjiang en Chine ne soient consommés par les canadiens.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères s’est dit «gravement préoccupé par les preuves» de violations des droits de cette minorité musulmane dans cette région autonome de Chine.

Ottawa évoque notamment une «surveillance répressive», des «détentions arbitraires massives», des cas «de torture et de mauvais traitements, de travail forcé et de transferts massifs de travailleurs du Xinjiang vers des provinces chinoises».

Face à cette situation, le Canada dit suivre les mesures engagées par le «Royaume-Uni et d’autres partenaires internationaux», pour éviter que des marchandises issues du travail forcé n’entrent dans les chaînes d’approvisionnement canadiennes et mondiales.

Ottawa affirme également vouloir «protéger les entreprises canadiennes contre toute complicité involontaire» dans ces violations des droits humains.

De fait, le gouvernement annonce une «interdiction d’importer» au Canada «des biens issus en tout ou en partie du travail forcé». Les entreprises canadiennes établies au Xinjiang ou s’approvisionnant directement ou indirectement dans cette région autonome de Chine devront se conformer à une «déclaration d’intégrité» sur la situation des droits de l’homme pour obtenir des services du gouvernement canadien.