Les États-Unis ont imposé le 7 octobre e nouvelles restrictions à l’exportation de semi-conducteurs avancés et d’équipements pour la fabrication de puces dans le but de freiner les progressions technologiques et militaires de la Chine.

Les groupes technologiques américains avoir l’autorisation du ministère du Commerce pour exporter certaines puces utilisées pour l’intelligence artificielle et les superordinateurs, ont déclaré de hauts responsables de l’administration.

Le fabricant américain d’outils pour puces KLA Corp cesse depuis le 12 octobre de proposer certaines fournitures et certains services à des clients basés en Chine, dont le sud-coréen SK Hynix.

Lam Research Corp et Applied Materials Inc, KLA font aussi partie des principaux fabricants d’outils américains, désormais tenus de cesser leurs expéditions vers des usines entièrement chinoises produisant des puces avancées.

La société tient ainsi à se conformer aux récentes réglementations américaines, a déclaré une source au fait de la situation à l’agence de presse, Reuters.

Cette décision met en évidence les énormes vents contraires auxquels sont confrontés les fabricants de puces et d’équipements pour puces dans le monde, alors que l’administration Biden a publié vendredi un ensemble de contrôles à l’exportation visant à ralentir les progrès de la Chine dans la fabrication de puces avancées.

La Chine est le plus important marché de KLA, avec un chiffre d’affaires de 2,66 milliards de dollars, soit près de 30% de ses revenus totaux au cours de la dernière année fiscale qui s’est terminée en juin, selon les documents financiers de la société et consultés par Reuters.

Selon la nouvelle réglementation américaine, les entreprises souhaitant fournir aux fabricants de puces chinois des équipements de fabrication de pointe doivent obtenir une licence du ministère américain du Commerce.

La source de Reuters a déclaré que le personnel en Chine a reçu un e-mail du service juridique de KLA indiquant qu’à partir de 23h59 heure locale (1559 GMT) le 11 octobre, la société cessera ses ventes et ses services aux « fabs avancées » en Chine pour la technologie des puces NAND de 128 couches ou plus, et des puces DRAM de 18 nm et moins, et des puces logiques avancées.

« Notre équipe de direction nous a dit de nous détendre pendant quelques mois », a déclaré à Reuters la source qui a été informée de la question. Cette dernière a ajouté que la société cesserait aussi d’approvisionner les usines de puces chinoises appartenant à Intel et SK Hynix, le deuxième plus grand fabricant de puces à mémoire au monde.

Selon l’agence de presse Reuters, les demandes de licence seront examinées au cas par cas, alors que les demandes d’approvisionnement des fabs chinoises seraient examinées selon une norme de « présomption de refus ».

SK Hynix va demander une licence selon les nouvelles règles américaines de contrôle des exportations pour les équipements, afin de continuer à faire fonctionner ses usines en Chine.

Les deux principaux fabricants de puces mémoire de Chine – Yangtze Memory Technologies Co Ltd (YMTC), Changxin Memory Technologies Inc (CXMT) – et le fabricant de puces sous contrat Semiconductor Manufacturing International Corp (SMIC) font parti des principaux clients concernés par le contrôle des exportations américain.

D’après une autre source au sein d’une société d’équipement de puces à l’étranger, tous les principaux fournisseurs des fabs travaillaient d’arrache-pied pour évaluer l’impact à long terme de la réglementation.