De notre partenaire Chinafrique.com – « En ce moment, vous pouvez conduire d’un coin de l’Ouganda à un autre sur une route goudronnée, principalement construite par des entreprises chinoises », a souligné Richard Todwong, secrétaire général adjoint du parti au pouvoir en Ouganda, le Mouvement de résistance nationale (MRN).

« L’Initiative la Ceinture et la Route (ICR) est adoptée par les économies parce qu’elle relie les gens, et c’est là toute sa beauté », a indiqué Richard Todwong lors d’une récente interview accordée à Xinhua.

Les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) font preuve de clairvoyance dans la gestion des relations avec l’Afrique et les pays du tiers monde, a estimé ce haut responsable, notant que le modèle chinois d’engagement avec les pays africains était tangible, durable et authentique.

« Dans la plupart des économies d’Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne, nous avons vu les Chinois réaliser des projets d’infrastructures. Ils construisent des barrages. Ils construisent des routes. Ils aident à augmenter les capacités de développement des zones rurales », a assuré le secrétaire général du MRN.

« Les Chinois sont venus et ont construit pour nous un certain nombre de barrages, ce qui nous a permis d’alimenter notre économie », ajoute-t-il. Le responsable salue également le maintien par la Chine du socialisme aux caractéristiques chinoises. « On ne peut pas entrer dans le village global en oubliant sa propre culture« , note-t-il.

Richard Todwong a participé à une formation de trois mois sur la gouvernance à l’université de Beijing en 2019. Pour lui, les dirigeants africains pourraient apprendre de la philosophie de gouvernance du PCC, car le parti est attaché à une philosophie de développement centrée sur le peuple, qui est la clé de tout type de gouvernement ainsi que de toute personne occupant un poste de direction à quelque niveau que ce soit.

Les communistes chinois « comprennent très bien la pauvreté, (…) et donc une fois que vous connaissez la cause profonde de cette pauvreté particulière, il est facile de s’y attaquer », poursuit Richard Todwong.

Il souligne également l’importance d’un leadership fort au sein du PCC. « La Chine se développe rapidement avec sa population, elle a combattu la pauvreté, elle a combattu toutes ces choses dont nous avons parlé dans d’autres pays, parce que son leadership est resté très ferme ».

De son côté, Ahunna Eziakonwa, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),  a attesté que «l’Afrique pourrait s’inspirer de l’expérience de la Chine en matière d’éradication de la pauvreté afin de sortir davantage d’Africains de la pauvreté et de s’ouvrir à un avenir plus radieux».  

«L’Afrique doit élaborer ses propres modèles» en raison de sa «situation très spécifique», a-t-elle souligné.

Le PNUD a récemment signé un protocole d’accord pour son partenariat avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui vise à promouvoir le commerce en tant que stimulant pour le redressement socio-économique de l’Afrique après la crise du COVID-19, et en tant que moteur du développement durable notamment pour les femmes et les jeunes dans la Décennie d’action pour les Objectifs de développement durable (ODD).

Selon elle, la Chine pourrait jouer un rôle crucial dans la ZLECA. Ahunna Eziakonwa a fait remarquer que l’Afrique pouvait bénéficier beaucoup de ce que la Chine avait fait pour réduire la pauvreté.

Se réjouissant du fait que la Chine a sorti 700 millions de personnes de la pauvreté, elle a affirmé que l’Afrique devait également sortir de nombreuses personnes de la pauvreté à l’heure actuelle. Ahunna Eziakonwa a souligné l’importance d’apprendre de la Chine, car « l’un des besoins les plus urgents du continent est d’éradiquer la pauvreté ».