dimanche, mars 24

Huawei se maintient en Éthiopie et dénoncé aux Pays-Bas

Huawei a annoncé avoir étendu son réseau 4G dans le nord-ouest de l’Éthiopie, alors qu’aux Pays-Bas, le géant chinois des télécommunications est accusé d’espionnage.

Le géant chinois de la haute technologie, Huawei, a annoncé avoir étendu son réseau de télécommunications de quatrième génération (4G) à six grandes villes du nord-ouest de l’Éthiopie.

Dans un communiqué, Huawei a déclaré avoir établi un partenariat avec Ethio-Telecom pour étendre ses services 4G à plus d’une dizaine de villes dans le nord-ouest de l’Éthiopie (Bahir Dar, Debre Markos, Bure, Chagni, Dangela, Fenoteselam et Injibara).

«Nous espérons que le lancement de ce réseau de télécommunication 4G aidera la région à combler le fossé du numérique et à tirer les fruits de l’ère du numérique», a indiqué le communiqué de Huawei.

Huawei est l’un des plus grands prestataires d’infrastructures de télécommunications chinois en Éthiopie. Impliqué dans le développement de l’Éthiopie depuis plus de vingt ans, Huawei a créé jusqu’à présent plus de 300 emplois et fait profiter plus de 45 millions de personnes de ses services et produits.

En février, la compagnie Ethio-Telecom a annoncé que la compagnie chinoise ZTE avait étendu ses services de télécommunication à six villes majeures du centre de l’Éthiopie (Adama, Bishoftu, Mojo, Dukem, Gelan et Awash-Melkasa).

Jusqu’à récemment, la capitale éthiopienne d’Addis Abeba était la seule ville du pays à bénéficier de services de télécommunications 4G. L’Éthiopie a entrepris une grande campagne de modernisation de ses services de télécommunication avec l’aide de compagnies chinoises, afin d’assurer l’inclusion numérique du pays et le renforcement de l’économie numérique, en assurant des services de télécommunication fiables, à haut débit et à grande vitesse.

Accepté en Éthiopie, et en Afrique de manière générale, Huawei est une nouvelle fois accusé d’espionnage. D’après le quotidien néerlandais, De Volkskrant, Huawei a espionné les données des 6,5 millions d’abonnés de l’opérateur KPN pendant plusieurs années.  

Selon le journal néerlandait, Huawei s’appuie depuis 2009 sur l’équipement réseau développé par Huawei pour proposer ses services dans le pays.

D’après les résultats de l’enquête cet espionnage concerne aussi les opérateurs français, dont Bouygues Telecom. Cependant, par mesure de précaution, les autorités françaises ont demandé aux FAI de démanteler les antennes fournies par Huawei d’ici 2028.

Selon De Volkskrant, grâce à ces technologies exploitées par KPN, Huawei pouvait accéder aux réseaux et systèmes de l’opérateur téléphonique depuis la Chine. Ainsi, Huawei était en mesure d’écouter à distance toutes les conversations des abonnés KPN «de manière illimitée, incontrôlée et non autorisée».  

Parmi les abonnés mis sur écoute figure Jan Peter Balkenende, premier Ministre des Pays-Bas entre 2002 et 2010.  Après la parution de cette enquête, KPN est monté au créneau pour rassurer ses abonnés : «il n’a jamais été constaté que des données clients ont été dérobées par Huawei sur nos réseaux, nos systèmes ou (que des numéros) ont été placés sur écoute».

De son côté, Huawei a rappelé que «le rapport a été donné aux services de renseignements néerlandais il y a plus de 10 ans», et qu’aucune accusation à encontre n’a jamais été formulée aux Pays-Bas.

Cependant, Huawei a déjà été accusé d’espionnage aux Pays-Bas en 2019, pour avoir mis en place des backdoors dans les équipements réseaux utilisés par les opérateurs nationaux, dont Vodafone, KPN ou T-Mobile/Tele2.

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