samedi, mai 18

Le président du Guatemala maintient son soutien à Taïwan

Le président guatémaltèque Alejandro Giammattei et la dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen se sont entretenus lors d’une visite de ce dernier à Taipei.

Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, s’est engagé à soutenir Taïwan, un « solide allié diplomatique« , au deuxième jour d’une visite officielle sur l’île, que son pays est l’un des derniers à reconnaître diplomatiquement.

Le Guatemala figure toujours sur la courte liste des 13 pays reconnaissant diplomatiquement Taïwan. « Soyons solidaires de ceux qui sont en état de siège permanent instauré depuis l’autre côté du détroit de Taïwan« , a déclaré Alejandro Giammattei devant le Parlement taïwanais, appelant à mettre fin à l’agression chinoise sur l’île.

Devant les parlementaires taïwanais, le président guatémaltèque a également réitéré son plein soutien à la souveraineté de Taïwan. « Le Guatemala maintient sa position inaltérable en faveur de la reconnaissance de Taïwan comme nation indépendante », a-t-il martelé.

Il avait d’ailleurs déjà déclaré lors d’une cérémonie d’accueil à Taipei que « le Guatemala (continuerait) de soutenir la République de Taïwan comme un solide allié diplomatique », ajoutant « qu’il approfondira ses relations (avec l’île) dans tous les domaines ».

Alejandro Giammattei a également ajouté soutenir «les aspirations de Taïwan à prendre part à la communauté internationale au titre de nation souveraine». Durant son voyage, qui a prit fin le 27 avril, le président guatémaltèque a visité une entreprise de technologie située au sud de Taipei, selon le bureau de la présidente taïwanaise.

«J’attends avec impatience que nos pays approfondissent leurs relations et explorent de nouvelles opportunités de coopération lors de cette visite», a réagi de son côté la présidente de l’île démocratique.

D’après le ministère taiwanais des Affaires étrangères, « Taiwan et le Guatemala sont unis par un partenariat de longue date et le président Alejandro Giammattei a plaidé à de nombreuses reprises en faveur de la participation internationale de Taiwan. Cette alliance a débouché sur de nombreux projets de coopération bénéficiant au peuple guatémaltèque en soutenant le développement économique et social de ce pays d’Amérique centrale ».

La visite d’Alejandro Giammattei, qui a atterri le 24 à Taiwan, intervient trois semaines après une tournée en Amérique centrale de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen. Elle s’était rendue au Guatemala et au Belize, les deux seuls pays de la région à encore entretenir des relations diplomatiques officielles avec l’île, après la rupture des relations diplomatiques fin mars par le Honduras au profit de Pékin.

La Chine estime que Taiwan est sa 23ème province, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

«Soyez assurés que le Guatemala continuera de soutenir la République de Taïwan comme un solide allié diplomatique et qu’il approfondira ses relations dans tous les domaines», a déclaré Alejandro Giammattei lors d’une cérémonie militaire, organisée à son arrivée devant le palais présidentiel à Taïpei.

La visite de ce dernier, qui a atterri lundi sur l’île, intervient trois semaines après une tournée en Amérique centrale de la dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen. Elle s’était rendue au Guatemala et au Belize, les deux seuls pays de la région à encore entretenir des relations diplomatiques officielles avec l’île.

Interrogée sur cette rencontre, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré le 24 avril que « le développement de relations avec la Chine serait en phase avec les intérêts fondamentaux du Guatemala et les aspirations de son peuple ».

Cette dernière a indiqué que « certaines personnalités politiques au Guatemala, qui indiquent que l’écrasante majorité des pays reconnaissent que Taïwan fait partie de la Chine et qu’il est irrationnel que le Guatemala n’ait pas de relations diplomatiques avec la Chine. Leurs propos perspicaces montrent clairement que l’adhésion au principe d’une seule Chine constitue une justice internationale, une aspiration des peuples et une tendance de notre époque ».

Mao Ning a d’ailleurs cité le président de l’Association d’amitié Guatemala-Chine, Pedro Barnoya, qui a déclaré que «l’histoire de la Chine a montré à tous qu’il n’y avait qu’une seule Chine dans le monde. L’histoire montre également qu’aucune des tentatives de division de la Chine n’aboutira».

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