L’épidémie de Covdi-19 qui a frappé le marché de gros des fruits de mer de Huanan à Wuhan au début de 2020, peut avoir été causée par un virus introduit par des importations alimentaires issues d’une chaîne du froid, a rapporté l’agence de presse, Xinhua.

Selon Ma Huilai, directeur du programme chinois de formation à l’épidémiologie de terrain du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, «les enquêtes sur plusieurs épidémies en Chine ont confirmé à plusieurs reprises que le virus peut se propager sur de longues distances grâce au transport par la chaîne du froid».  

Ce dernier a cité deux autres épidémies, telles que celle découverte sur le marché de gros de Xinfadi à Beijing (image de Une de l’article), et l’autre dans une entreprise de fruits de mer à Dalian, dans la province du Liaoning (nord-est de la Chine), en juin et juillet de l’année dernière.

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«Ces deux épidémies se sont produites soudainement après une longue période au cours de laquelle aucun cas de transmission locale n’a été signalé», a déclaré le directeur du programme chinois de formation à l’épidémiologie de terrain.

Pour ce dernier, «il y a de multiples incidences de propagation du virus en Chine via le transport de la chaîne du froid depuis l’étranger».

D’ailleurs, des experts du CDC chinois ont détecté pour la première fois un virus vivant dans l’emballage de marchandises transportées sous la chaîne du froid lors de l’épidémie à Qingdao, une ville portuaire de la province du Shandong (est de la Chine), en octobre dernier.

Ils ont également découvert «une autre preuve que ce mode de transmission est viable», a expliqué Ma Huilai. Ainsi, l’épidémie de Covid-19 à Wuhan «est probablement due à des produits de la chaîne du froid importés de l’étranger», a conclu l’expert.

Le rapport de l’OMS-Chine a jugé qu’une hypothèse de fuite de laboratoire était « extrêmement improbable », affirmant que le virus derrière COVID-19 était très probablement passé des chauves-souris à l’homme via un animal intermédiaire, a déclaré l’équipe d’enquête conjointe en mars 2021.

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Le directeur a expliqué que l’équipe soutenue par l’OMS a également étudié le scénario selon lequel le virus aurait pu se propager via des aliments surgelés, notant que de nombreux produits vendus sur le marché de gros des fruits de mer de Huanan étaient congelés et que de nombreuses épidémies de virus antérieures étaient liées à des denrées alimentaires.

Laboratoire P4 de l’Institut de Virologie de Wuhan

De son côté, Zeng Yixin, directeur adjoint de la Commission nationale de la santé, a de nouveau rappelé que «la recherche des origines de la COVID-19 ne doit jamais être utilisée comme un outil pratique pour désigner un bouc émissaire ni être manipulée à des fins politiques».

Ce haut responsable chinois de la santé a réfuté le dernier rapport produit par les Etats-Unis sur les origines du Covid-19, lors d’une interview accordée à l’agence de presse, Xinhua.

Zeng Yixin a expliqué que «la tentative américaine de politiser la recherche des origines est mise en évidence par le fait que le rapport a été produit par leur communauté du renseignement, et non par une institution médicale professionnelle».

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Ce dernier a souligné qu’au début de l’année, la Chine a invité des experts de l’OMS à venir dans le pays pour effectuer des recherches sur les origines du virus et leur a fourni un soutien total.

Il a souligné que les experts avaient visité tous les sites figurant sur leur liste, dont l’Institut de virologie de Wuhan, et avaient rencontré toutes les personnes qu’ils avaient demandées.

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Le rapport résultant de ces recherches a souligné que l’introduction du virus par un incident de laboratoire était « extrêmement improbable ». Le rapport et ses conclusions ont été approuvés par la communauté scientifique mondiale, a déclaré Zeng Yixin, directeur adjoint de la Commission nationale de la santé.