La Chine négocie actuellement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour faire évaluer ses vaccins contre le COVID-19 par l’organisation, afin qu’ils puissent être utilisés hors de Chine.

Des centaines de milliers de travailleurs employés, dans des secteurs essentiels (sanitaire, militaire, …) et d’autres groupes considérés à haut risque en Chine, ont reçu des vaccins développés localement avant la fin des essais.

Ces tests massifs ont suscité l’inquiétude au sein de la communauté scientifique. Anna Durbin, chercheuse à l’Université John Hopkins, a qualifié le programme chinois de « très problématique », car il serait impossible d’estimer l’efficacité de ces traitements sans recours à un groupe témoin dans le cadre d’un essai clinique.

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Lors d’une conférence de presse, Socorro Escalate, coordinatrice de l’OMS pour la région du Pacifique occidental, a déclaré que des discussions étaient en cours pour que les vaccins chinois soient inclus dans la liste OMS des médicaments pour les situations d’urgence.

La procédure d’utilisation pour les situations d’urgence de l’OMS permet d’évaluer des vaccins et des traitements non homologués et d’accélérer leur disponibilité en cas d’urgence sanitaire.

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Quatre candidats vaccins chinois sont actuellement en phase finale d’essais cliniques : deux sont développés par le groupe public China National Pharmaceutical Group (Sinopharm) et les deux autres par Sinovac Biotech et CanSino Biologics.