La Chine a attiré l’année dernière un total de 520,6 milliards de dollars (468,54  milliards d’euros) d’investissements étrangers, en hausse de 81% sur un an, a annoncé l’Administration nationale des changes dans un rapport.

Grâce à la reprise économique stable et à l’amélioration du climat des affaires en Chine, les investissements directs étrangers dans la partie continentale de la Chine ont progressé de 14% en 2020, selon le rapport.

En 2020, le marché boursier de la Chine a reçu des entrées nettes de financements étrangers de 254,7 milliards de dollars (229,23 milliards d’euros), en hausse de 73% sur un an, d’après les données de l’administration.

Les entrées nettes dans les obligations de Chine ont bondi de 86% sur un an à 190,5 milliards de dollars, (171,45 milliards d’euros), alors que celles dans les actions ont atteint 64,1 milliards de dollars (57,69 milliards d’euros), en hausse de 43% sur un an.

L’administration atteste dans son rapport que cette forte croissance de la détention étrangère de valeurs mobilières en Chine est due aux perspectives de développement économique prometteuses de la Chine, à une politique monétaire jugée «prudent» et à une ouverture plus vaste du marché financier.

La Chine, territoire attractif

En janvier 2021, le montant d’investissements étrangers réellement utilisés dans les secteurs non financiers de Chine a atteint 999,98 milliards de yuans (130 milliards d’euros), en hausse de 6,2% sur un an. Selon l’Association des entreprises à investissements étrangers en Chine (CAEFI), une centaine de nouvelles entreprises à capitaux étrangers sont créées en moyenne chaque jour.

Les investissements étrangers réellement utilisés en Chine ont augmenté en 2020 malgré la conjoncture internationale complexe et les chocs économiques, financiers et commerciaux provoqués par l’épidémie. Le montant total d’investissements étrangers en Chine, sa proportion dans le montant total (d’investissements étrangers) du monde et le rythme de croissance ont bondi.

D’ailleurs, Cao Hongying, vice-président de la CAEFI, a expliqué que les mesures et les politiques de soutien de la Chine aux entreprises étrangères et chinoises a permit à la Chine d’être la première à contenir l’épidémie, à reprendre le travail et la production et à renouer avec la croissance.

La Chine a été la seule économie à réaliser une croissance économique positive parmi les principales économies du monde, a indiqué ce dernier. «Cela a jeté des bases solides en faveur de la stabilisation des investissements, faisant de la Chine ‘la force stabilisatrice’ et ‘le port refuge’ des investissements transnationaux», selon Cao Hongying.

Protéger et ouvrir le marché chinois

Fin 2020, la Chine a publié un nouveau protocole de contrôle des investissements étrangers, pour des raisons de sécurité nationale, assurant qu’il ne s’agit pas de mesures protectionnistes.

Présentées par la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC),  ces règles s’appliquent aux investissements ciblant les secteurs militaires et aux prises de participations majoritaires dans des secteurs clés comme l’énergie, les ressources naturelles, l’agriculture, les infrastructures internet ou encore les services financiers.

« Ce n’est qu’en étant plus offensif pour prévenir les risques liés à la sécurité que la Chine pourra construire des fondations solides nécessaires à une ouverture plus large sur l’extérieur », a assuré la Commission.

Ces mesures s’intègrent aux pratiques internationales actuelles et doivent permettre de protéger les intérêts nationaux, au moment d’ouvrir davantage le marché, a précisé la commission.

Publier ces règles sur l’investissement ne constitue pas une forme de protectionnisme, ou un retour en arrière sur les politiques d’ouverture de la Chine, a indiqué le NDRC dans un communiqué, en précisant qu’une « ouverture du marché sans protection n’était pas tenable sur le long terme ».

Des pays comme les Etats-Unis, l’Australie, l’Allemagne, le Japon ou même l’Union européenne ont mis en place ou révisé leurs mécanismes d’autorisation des investissements étrangers dans les dernières années, a ajouté la commission.

Une agence chargée de veiller aux intérêts nationaux, placée sous l’autorité du NDRC et du ministère du Commerce, a été mise en place pour faire appliquer ces règles. Elles font suite à l’adoption d’une loi en 2019 visant à ouvrir davantage le marché aux investissements étrangers.