A Hong Kong, les élèves du secondaire se mobilisent avec des « chaînes humaines », perturbant la rentrée scolaire et les cours. Les lycéens ne se sont pas calmés depuis les mobilisations de cet été.

Certains établissements secondaires font désormais face à des « chaînes humaines » quotidiennes devant leurs grilles avant le début des cours. L’objectif de cette action est de réaffirmer leur engagement dans le mouvement.

Né il y a trois mois du rejet d’un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine, 14 semaines de mobilisation après, le mouvement a considérablement élargi ses revendications : le suffrage universel direct, une enquête indépendante sur les violences policières, abandon des poursuites contre les protestataires arrêtés, arrêt de l’emploi du qualificatif d’« émeutier » par les autorités…

Cette mobilisation se caractérise notamment par sa jeunesse, lycéens et étudiants qui battent le pavé presque chaque jour. D’autres lycéens ont organisé des sit-in, ou encore créé dans leur classe des « Lennon Wall », œuvres éphémères constituées de post-its et autres papiers colorés.

Le rectorat de Hong Kong a diffusé fin août une circulaire annonçant que les établissements devaient dresser la liste des élèves absents ou des enseignants qui s’associeraient au mouvement de boycott.

« Personne ne doit se servir de l’école comme plateforme pour l’expression d’opinions politiques », a déclaré avant la rentrée le ministre de l’Education Kevin Yeung Yun-hung dans une lettre ouverte aux parents d’élèves.

« Et on ne doit jamais permettre aux enfants mineurs de s’impliquer, et ce pour ne pas échauffer les esprits ou créer des tensions néfastes à l’harmonie scolaire« , a ajouté ce dernier.