Le gouvernement a décidé de lever d’ici cinq ans les restrictions empêchant les constructeurs automobiles étrangers de détenir une participation majoritaire dans une entreprise du pays.

La Chine est le plus grand marché automobile du monde, avec 28,9 millions de véhicules vendus en 2017, selon la fédération professionnelle CAAM. Sur l’ensemble du premier trimestre, les ventes automobiles chinoises se sont établies en progression de 2,8% sur un an, en baisse par rapport à l’année 2017 dans son ensemble (+3%) et loin de la hausse record de 14% enregistrée en 2016.

La promesse du président Xi Jinping d’ouvrir davantage l’accès au premier marché mondial est confirmée. A l’heure actuelle, les groupes étrangers ne peuvent pas posséder plus de 50% d’une entreprise chinoise dans le secteur automobile. Les groupes étrangers doivent s’associer à des partenaires locaux dans le cadre de coentreprises en nombre limité.

Désormais, le plafond de la participation sera supprimé dès cette année pour la production de «véhicules à énergie nouvelle» (électriques et hybrides), selon l’agence de planification chinoise (NDRC), au moment où le gouvernement chinois compte accroitre la production de «véhicules verts» via des quotas de ventes imposés aux constructeurs.

«La limite sera ensuite levée d’ici à 2020 pour les entités produisant des véhicules commerciaux, et d’ici 2022 pour la production des voitures individuelles», a précisé la NDRC.

«Après cinq années de transition, toutes les restrictions auront été supprimées», a-t-elle insisté. Ainsi d’ici 2022, les investisseurs étrangers pourront également s’engager dans plus de deux coentreprises dans le secteur automobile.

En parallèle, le gouvernement chinois supprimera cette année les limites à la participation d’investisseurs étrangers sur des activités navales concernant la conception, la production ou les réparations et la construction aéronautique.