L’Iran discute avec la Chine d’un accord de partenariat stratégique de long terme et cela n’a « rien de secret ».

Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères iranien, a indiqué qu’« avec assurance et conviction, nous sommes en train de négocier avec la Chine un accord stratégique de 25 ans » portant sur des investissements dans divers secteurs.

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Iran et est l’un des principaux acheteurs de pétrole brut iranien, avant le rétablissement des sanctions américaines contre le secteur énergétique iranien, qui a affaibli les exportations pétrolières de Téhéran.

Les réseaux sociaux iraniens sont en effervescence depuis plusieurs jours, en raison d’une polémique sur les propos tenus le 27 juin par l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad pour dénoncer les négociations en cours. Ce dernier a indiqué que le « nouvel accord de 25 ans avec un pays étranger » à l’insu du peuple.

Lors d’un discours devant les députés à Téhéran, le ministre a indiqué qu’il n’y avait « rien de secret » dans les discussions en cours avec Pékin et la nation sera informée « lorsqu’un accord sera conclu ». Le chef de la diplomatie a ajouté que l’annonce de ces discussions avait été rendue publique en janvier 2016 lors d’une visite du président chinois Xi Jinping à Téhéran.

Dans un communiqué commun, la Chine et l’Iran s’étaient alors engagés à négocier en vue d’un « accord de coopération élargie sur 25 ans » prévoyant des « investissements réciproques » dans différents domaines comme « les transports, les ports, l’énergie, l’industrie et les services ».

« Le gouvernement et le peuple iraniens cherchent, comme ils l’ont toujours fait, à élargir leurs relations avec des pays indépendants et fiables tels que la Chine », avait déclaré le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Ce dernier a jugé « tout à fait correct et sage » le projet Chine-Iran, également présenté comme un « partenariat stratégique global ».